La diplomatie chinoise met en avant son activisme pour obtenir une cessation des hostilités, alors qu’avant la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis en février, Pékin achetait plus de 80 % de son pétrole à Téhéran.
Par Harold Thibault
Une fois de plus, les intérêts chinois sont directement affectés par les bravades de Donald Trump. L’entrée en vigueur, lundi 13 avril, du blocus imposé par le président des Etats-Unis sur les ports iraniens est aussi un affront au premier partenaire commercial de Téhéran. Avant que les Etats-Unis et Israël ne déclenchent la guerre, la Chine achetait plus de 80 % du pétrole exporté par l’Iran, puisque les Occidentaux s’étaient détournés du pays sous sanctions. Une partie de ces chargements vers la Chine a pu se poursuivre depuis le début des hostilités, Téhéran laissant passer les navires de son propre commerce près de ses côtes.
La menace américaine de détruire tout navire forçant le blocus fait réagir Pékin mais, comme depuis le début de cette guerre, la Chine cherche un point d’équilibre qui n’insulterait pas l’avenir. Elle n’a pas blâmé l’Iran aussi directement que l’ont fait les Occidentaux et les autres pays du Golfe pour le blocage initial du détroit d’Ormuz, considérant que la cause première en est l’attaque israélo-américaine qui a contraint Téhéran aux représailles. D’un autre côté, elle se garde de mentionner trop explicitement la responsabilité, pourtant patente, du président des Etats-Unis dans la situation actuelle, car Donald Trump, selon ses propres dires, est attendu à Pékin mi-mai. Une visite encore très incertaine, mais qui constituerait une première depuis neuf ans.
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