DÉCRYPTAGE - Jusque-là, Israël et les États-Unis avançaient à l’unisson dans leur guerre contre l’Iran, avec une coopération militaire exceptionnelle.
Donald Trump n’est pas content. Les frappes menées samedi dernier par Israël contre des dépôts de pétrole, dans lesquels puisent les organes militaires du régime, ont provoqué, outre des fumées noires et des pluies acides sur Téhéran, le premier agacement de l’Administration américaine vis-à-vis de son allié israélien. À tel point que l’équipe du président, selon Axios, a demandé lundi aux responsables israéliens de ne plus mener de frappes contre les infrastructures pétrolières iraniennes.
Selon la Maison-Blanche, elles pourraient en effet atteindre la détermination des opposants, remettre en cause une future coopération entre les États-Unis et le secteur pétrolier iranien après la guerre, provoquer des représailles militaires contre les pays du Golfe et faire grimper encore davantage le prix du pétrole. Même l’influent sénateur républicain Lindsey Graham y est allé de sa remarque : « Faites attention aux cibles que vous choisissez. Notre but est de libérer les Iraniens d’une manière…