Premier importateur mondial de pétrole, la Chine est en première ligne de la hausse des cours provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Cependant, Pékin s'est préparé depuis de longues années à ce type de scénario en misant sur de gigantesques réserves stratégiques, les énergies renouvelables, ainsi qu'en accélérant la diversification de ses sources d'approvisionnement.
Frappé intensivement par les États-Unis et par Israël depuis maintenant deux semaines, l’Iran concentre sa riposte sur le cœur d'une des voies maritimes les plus importantes au monde.
Alors que l'armée américaine a visé l'île de Kharg, le hub pétrolier stratégique de l'Iran, le président des Etats-Unis affirme que d'autres pays « doivent participer » à la sécurisation du détroit d'Ormuz. De son côté, Emmanuel Macron plaide pour des discussions entre Israël et le Liban.
L'onde de choc provoquée par l’attaque israélo-américaine qui a entraîné la mort du guide suprême iranien le 28 février dernier n’était pas une opération improvisée. Le Mossad et la CIA y travaillaient depuis de nombreuses années.
La croissance économique de la région va être revue à la baisse cette année en fonction de la durée du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l'Iran. Mais au-delà, c'est l'idée de havre de paix de ces pays qui est remise en cause.
EN IMAGES – La destruction du programme de missiles iraniens est l’un des objectifs affichés par l’administration Trump dans sa guerre contre la République islamique.
DÉCRYPTAGE - Jusque-là, Israël et les États-Unis avançaient à l’unisson dans leur guerre contre l’Iran, avec une coopération militaire exceptionnelle.
L'armée iranienne menace de cibler les intérêts économiques américains et israéliens dans le Golfe, dont les banques. Plusieurs établissements ont appelé à évacuer leurs bureaux, notamment à Dubaï.
DÉCRYPTAGE - Israël et les États-Unis ont cherché à décapiter le régime iranien dès les premières heures de la guerre. Pourtant, l’Iran continue de frapper ses voisins.
Resté silencieux depuis le début des frappes sur l'Iran, le gouvernement de Narendra Modi nage entre deux eaux. S'il ne soutient pas ouvertement les États-Unis et Israël, dont il s'est rapproché, il n'a pas non plus lâché son partenaire iranien. Une position qui met à rude épreuve la neutralité traditionnelle de l'Inde au Moyen-Orient.
Alliée de longue date de Téhéran, Moscou a critiqué les attaques menées par les États-Unis et Israël, mais ne donne pas l’impression de vouloir s’impliquer davantage dans le conflit.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a expliqué le moment de l'intervention américaine par la « menace imminente » de représailles iraniennes à une offensive israélienne devenue inéluctable.
Le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a assuré lundi que l'Amérique ne va pas s'embourber en Iran en tentant de reconstruire une démocratie. Il n'a pas écarté l'éventualité d'une intervention au sol ultérieure.