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Moyen Orient 4 min de lecture

Un navire touché à Ormuz, qui pourrait rouvrir dans la journée, selon Trump

Source: Radio Canada
Un navire a été touché dans la nuit de lundi à mardi dans le détroit d'Ormuz. (Photo d'archives)  Photo : Getty Images / -
Un navire a été touché dans la nuit de lundi à mardi dans le détroit d'Ormuz. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / -

La situation reste tendue dans le détroit d'Ormuz, où un navire a de nouveau été touché dans la nuit, malgré l'optimisme affiché de Donald Trump, qui assure que les négociations avec l'Iran avancent et que cette voie maritime stratégique pourrait rouvrir dans la journée de mardi.

Téhéran a démenti tout dialogue, mais le président américain n'en a pas démordu : des négociations avec Téhéran ont bien lieu en ce moment même, a-t-il soutenu lundi.

C'est la dernière chance qu'ont les Iraniens de signer un bon document, a-t-il dit à des journalistes à la Maison-Blanche, évoquant des discussions portant en particulier sur une réouverture du détroit, possible dès demain [mardi], a-t-il assuré.

Le président avait menacé il y a quelques jours de frapper fort la République islamique, avant d'annoncer suspendre ses plans d'attaque d'ampleur dans une de ses volte-face dont il est coutumier depuis le début du conflit fin février.

Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz, a pour sa part déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

La veille déjà, M. Baghaï avait fait état d'un accord imminent avec Oman, situé de l'autre côté du détroit, pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures, de nouveau verrouillée par Téhéran depuis que le processus de sortie du conflit américano-iranien a déraillé début juillet.


Des Iraniens passent devant un panneau d'affichage anti-États-Unis dans le centre de Téhéran, le 3 août 2026.
Les États-Unis affirment que les pourparlers avancent, ce que Téhéran a démenti lundi, disant négocier avec Oman. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / ATTA KENARE

Capitulation totale

L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de passage, rejetés par les États-Unis et d'autres, qui de plus vont à l'encontre du droit de la mer.

Le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n'a pas fait de déclaration pour l'instant.

Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties — ni la route nord ni la route sud —, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité, avait assuré dimanche Esmaïl Baghaï.

Le détroit avait brièvement été rouvert après la signature du protocole d'accord américano-iranien en juin, ce qui avait permis à nombre de navires bloqués depuis des mois d'en sortir, et au trafic de se remettre doucement en place. Mais l'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines.

Les navires s'y aventurant sans l'autorisation de Téhéran en font depuis régulièrement les frais.

Dans la nuit encore, un cargo y a été frappé par un projectile inconnu, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, qui n'a pas rapporté dans l'immédiat d'éventuels blessés ou dégâts.

Donald Trump a lui avancé lundi que le détroit était totalement contrôlé par la marine américaine, et indiqué que le blocus américain des ports iraniens, également rétabli en représailles, ne serait levé qu'en cas d'accord ou de capitulation totale.

Mensonge et duplicité

En annonçant la reprise du dialogue, Donald Trump avait assuré répondre à la demande de Téhéran, avec le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis ainsi que du Qatar.

L'Iran a nié avoir réclamé quoi que ce soit et qualifié les allégations du président américain de nouveau mensonge.

Ce dernier s'est emporté en retour sur son réseau Truth Social, fustigeant la duplicité incroyable des dirigeants iraniens.

Ils demandent une rencontre […], les discussions commencent, d'autres sont prévues dans un futur immédiat, et ils disent, publiquement et fièrement, qu'ils ne participent à aucune discussion.

Le président Donald Trump s'adresse aux médias après avoir signé un décret présidentiel, le 3 août 2026, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.
Le président des États-Unis, Donald Trump, le 3 août 2026. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Les hostilités, déclenchées fin février par une offensive américano-israélienne sur Téhéran, ont globalement cessé en avril avant de reprendre début juillet.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours de la fin de semaine, notamment contre des infrastructures énergétiques.

Donald Trump a dit avoir renoncé à cette nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui, selon lui, pensent qu'on a un accord.

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