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Moyen Orient 2 min de lecture

La fragile désescalade entre l’Iran et les Emirats arabes unis vole en éclats

Source: Le Monde
Au large de Dubaï (Emirats arabes unis), le 31 juillet 2026. AFP
Au large de Dubaï (Emirats arabes unis), le 31 juillet 2026. AFP

Les Emirats ont suspendu leurs échanges commerciaux et financiers avec l’Iran, après l’avoir accusé d’avoir tiré deux missiles vers leur territoire. Cette crispation intervient sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz et de pression croissante des Etats-Unis sur la République islamique.

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La brève période de détente entre l’Iran et les Emirats arabes unis semble toucher à sa fin. Mardi 18 août, la riche fédération du Golfe a annoncé la suspension, « jusqu’à nouvel ordre », de ses transactions commerciales et financières avec Téhéran. Une décision lourde de conséquences pour la République islamique : après la Chine, les Emirats sont son principal partenaire commercial et une importante porte d’accès aux marchés internationaux, alors que le pays est placé sous un régime strict de sanctions internationales.

« A la lumière des escalades régionales qui compromettent la paix et la sécurité régionales et internationales, tous les échanges commerciaux, les relations commerciales et les transactions financières avec l’Iran sont suspendus jusqu’à nouvel ordre », a précisé le ministère des affaires étrangères émirati.

Quelques heures plus tôt, le ministère de la défense émirati avait affirmé que l’Iran avait tiré deux missiles balistiques en direction des Emirats, déclenchant une alerte sur les téléphones des habitants. Il s’agirait de la première attaque directe attribuée à Téhéran contre le pays depuis mai. Selon les autorités de défense émiraties, l’un des missiles est tombé hors des eaux territoriales, le second les a atteintes. Cette trajectoire laisse penser qu’ils visaient davantage la navigation maritime que le territoire émirati. Téhéran a démenti avoir tiré en direction des Emirats, Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, estimant que ces « accusations infondées » nuisaient aux efforts pour « renforcer la confiance » entre les deux pays.

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