« Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur le réseau social X.
Le Monde avec AFP
Donald Trump a menacé, lundi 17 août, de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » d’un accord sur le détroit d’Ormuz, Mascate et Téhéran menant depuis des semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique.
« Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays.
Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d’Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient. En riposte, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens.
Un cinquième du pétrole mondial
« Les pourparlers entre l’Iran et Oman se poursuivent de manière sérieuse », a déclaré lundi un porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, ajoutant : « Des échanges de vues ont lieu sur le texte de la déclaration conjointe. »
Donald Trump a aussi appelé, lundi sur Fox News, l’Iran à « hisser le drapeau blanc de la capitulation ». « Je ne suis pas pressé », a-t-il ajouté, estimant que les élections législatives de mi-mandat, en novembre, « ne chang[ai]ent rien à [s]es réflexions. »
Trey Yingst, le reporter de Fox News, a également affirmé que Donald Trump a reconnu l’existence d’une ligne de communication directe entre Washington et les gardiens de la révolution, le bras armé du régime iranien.
Téhéran a réaffirmé samedi que le détroit d’Ormuz « restera iranien », après que Donald Trump a affirmé que ce passage, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre, ferait partie du territoire américain une fois l’Iran « battu ».