L’opprobre visant la politique de l’Etat hébreu, qui dépasse aujourd’hui largement les frontières du Moyen-Orient, et les menaces de sanctions économiques occidentales inquiètent les milieux économiques israéliens.
Par Louis Imbert et Claire Gatinois
Benyamin Nétanyahou a esquissé un sourire, comme pour mieux signifier son indifférence. En dénonçant, jeudi 24 septembre, durant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, les « hypocrites » et les « lâches de la moralité » qui le condamnent en public mais le soutiendraient en secret, le premier ministre israélien n’a pourtant, ce jour-là, pu effacer l’image d’une assemblée désertée du fait de sa seule présence par les diplomates du monde entier. Ni faire taire les huées qui lui étaient adressées.
Lors de son voyage express à New York, le chef du gouvernement de l’Etat hébreu n’a pas rencontré son allié de toujours, Donald Trump – qui était trop occupé à recevoir le président chinois, Xi Jinping –, ni le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, pas plus qu’aucun représentant de l’administration américaine.
La France avait certes autorisé l’avion du dirigeant israélien à survoler son territoire afin de lui permettre de se rendre aux Etats-Unis, en dépit du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale de La Haye, qui le poursuit pour crime de guerre et crime contre l’humanité.
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