Iran
Au lendemain de la mort du guide suprême dans l'attaque israélo-américaine, l'Iran a entamé un deuil de 40 jours. Pour la journaliste Maya Khadra, spécialiste du Moyen-Orient, l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei représente une réelle rupture. Si le régime devait tomber, ce serait un changement avant tout venu de l'intérieur "par le peuple iranien qui, dans sa majorité, refuse ce régime théocratique et liberticide".
Selon un média d'État, la transition du pouvoir en Iran doit être assurée par un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei et d'Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux, membre du Conseil des Gardiens de la révolution. Il faut également compter sur le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ari Larijani.
Radio-Canada a recueilli les témoignages de plusieurs Iraniens qui vivent dans la République islamique au moment où les tensions entre Téhéran et Washington atteignent leur paroxysme.
«Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours», a déclaré le président américain dans un discours à Washington.
«Dans l’un de ses récents discours, le président américain a dit que depuis 47 ans l’Amérique n’a pas réussi à détruire la République islamique... Je vous le dis : vous n’y arriverez pas non plus», a déclaré Ali Khamenei.
Après la reprise de pourparlers sur le nucléaire avec Washington, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a indiqué lundi que l'Iran était prêt à "diluer" son uranium hautement enrichi si les États-Unis lèvent "toutes les sanctions".
Le vice-président américain estime qu’il est «très difficile» de faire de la diplomatie avec Téhéran, puisque c’est Ali Khamenei qui «prend les décisions», quand le président «n’a pas vraiment d’importance».
Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s’efforcent de réduire les tensions.
DÉCRYPTAGE - Donald Trump va-t-il sacrifier les opposants iraniens sur l’autel d’un incertain accord nucléaire avec le régime des mollahs ?
CARTE - Donald Trump a affirmé que «le temps était compté» avant une attaque des États-Unis contre Téhéran. Washington renforce en effet sa présence militaire dans la région depuis plusieurs jours alors que la République islamique a réprimé dans le sang des manifestations qui se sont tenues au début de l'année.
L’Union européenne a également sanctionné plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’intérieur, le procureur général et le chef de la police.
DÉCRYPTAGE - Les tout-puissants gardiens de la révolution – pasdarans en farsi – pourraient être la cible de frappes américaines, si jamais Donald Trump se décidait à sortir de l’ambiguïté pour affaiblir un pouvoir qui a réprimé férocement ses opposants.
«Espérons que l’Iran acceptera rapidement de "s’asseoir à la table" et de négocier un accord juste et équitable», a écrit le président américain ce mercredi sur son réseau social.
Le nombre de morts vérifiés lors des manifestations en Iran a dépassé les 6 000, a indiqué mardi l'ONG basée aux États-Unis HRANA. Parmi les victimes figurent 5 777 manifestants, 86 mineurs, 214 membres des forces de sécurité et 49 passants. Par ailleurs, la monnaie iranienne a atteint un niveau historiquement bas.
Paris (France) (AFP) – L'Iran a mis en garde lundi contre une intervention américaine après le récent mouvement de contestation réprimé dans le sang, au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région, avec l'arrivée prévue d'un porte-avions.