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Le Pentagone prépare le déploiement d’un deuxième porte-avions au Moyen-Orient pour accroître la pression sur l’Iran

Source: Le Figaro
Le président américain Donald Trump. Nathan HOWARD / REUTERS
Le président américain Donald Trump. Nathan HOWARD / REUTERS

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«Nous avons une armada qui se dirige vers là-bas et une autre pourrait partir», avait déjà déclaré le président américain Donald Trump dans un entretien à Axios mardi.

Donald Trump poursuit sa méthode de «pression maximale» contre l’Iran. Un groupe aéronaval, formé autour du porte-avions USS Abraham Lincoln croise déjà dans le Golfe Persique. Et le Pentagone - le ministère des Armées américain - a demandé à un second groupe aéronaval de se préparer au départ, a indiqué le Wall Street Journal . Une information confirmée par Donald Trump lui-même, qui a partagé l’article du journal américain sur Truth social. Il pourrait être composé à partir du porte-avions USS George H.W. Bush qui termine un entraînement au large de la Virginie. Après son appareillage, il rejoindrait les bâtiments américains sur zone en deux semaines.

«Nous avons une armada qui se dirige vers là-bas et une autre pourrait partir», avait déjà déclaré Donald Trump dans un entretien à Axios, publié mardi. «Soit nous parviendrons à un accord, soit nous devrons prendre des mesures très dures comme la dernière fois», a-t-il ajouté. Mardi 27 janvier, il avait lancé : «Il y a une autre belle armada  qui flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment. [...] J’espère qu’ils parviendront à un accord. Ils auraient dû en conclure un la première fois qu’ils en avaient l’occasion».

Deux porte-avions étaient déployés pendant les combats à Gaza

Le premier groupe aéronaval, composé autour du USS Abraham Lincoln, embarque Carrier Air Wing 9 - une escadre aérienne de la marine américaine - composée de chasseurs F/A-18E Super Hornet, d’avions de surveillance Hawkeye, d’avion de guerre électronique EA-18G Growler et de F-35C. Il possède également des hélicoptères MH‑60R/S Seahawks. Par ailleurs, comme tout groupe aéronaval, il est accompagné de plusieurs bâtiments. Au moins trois destroyers - USS Spruance (DDG-111), USS Michael Murphy (DDG-112) et USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121) voguent à ses côtés, pouvant fournir une couverture, mais aussi une capacité de frappes via les missiles Tomahawk emportés à bord.

D’ailleurs, durant la plupart des combats à Gaza - et lors de l’opération américaine contre les installations nucléaires iraniennes - Washington disposait de deux porte-avions dans la région. Plusieurs villes d’Iran sont secouées par des manifestations depuis le 28 décembre, culminant le 8 janvier dernier avec des slogans ouvertement hostiles au pouvoir en place, qui les a férocement réprimées. Certaines sources évoquent désormais le chiffre de 30.000 morts. Washington lui avait conseillé la modération, sans quoi le régime iranien s’exposait à des représailles. Finalement, le président américain avait annoncé que les «tueries» avaient pris fin à la mi-janvier.

Plusieurs États, alliés des États-Unis, comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis ont publiquement annoncé ne pas vouloir participer à des frappes contre le régime des Mollahs, craignant une déstabilisation de la région. «Nous traiterons toute attaque – limitée, illimitée, chirurgicale, cinétique, peu importe comment ils l’appellent – comme une guerre totale contre nous, et nous répondrons de la manière la plus dure possible pour régler cela», avait fait savoir un haut responsable iranien à Reuters fin janvier. «Nous espérons que ce déploiement militaire n’est pas destiné à une confrontation réelle mais nos forces armées sont prêtes au pire», a-t-il ajouté.

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