«Nous avons une armada qui se dirige vers là-bas et une autre pourrait partir», avait déjà déclaré Donald Trump dans un entretien à Axios, publié mardi. «Soit nous parviendrons à un accord, soit nous devrons prendre des mesures très dures comme la dernière fois», a-t-il ajouté. Mardi 27 janvier, il avait lancé : «Il y a une autre belle armada qui flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment. [...] J’espère qu’ils parviendront à un accord. Ils auraient dû en conclure un la première fois qu’ils en avaient l’occasion».
Deux porte-avions étaient déployés pendant les combats à Gaza
Le premier groupe aéronaval, composé autour du USS Abraham Lincoln, embarque Carrier Air Wing 9 - une escadre aérienne de la marine américaine - composée de chasseurs F/A-18E Super Hornet, d’avions de surveillance Hawkeye, d’avion de guerre électronique EA-18G Growler et de F-35C. Il possède également des hélicoptères MH‑60R/S Seahawks. Par ailleurs, comme tout groupe aéronaval, il est accompagné de plusieurs bâtiments. Au moins trois destroyers - USS Spruance (DDG-111), USS Michael Murphy (DDG-112) et USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121) voguent à ses côtés, pouvant fournir une couverture, mais aussi une capacité de frappes via les missiles Tomahawk emportés à bord.
D’ailleurs, durant la plupart des combats à Gaza - et lors de l’opération américaine contre les installations nucléaires iraniennes - Washington disposait de deux porte-avions dans la région. Plusieurs villes d’Iran sont secouées par des manifestations depuis le 28 décembre, culminant le 8 janvier dernier avec des slogans ouvertement hostiles au pouvoir en place, qui les a férocement réprimées. Certaines sources évoquent désormais le chiffre de 30.000 morts. Washington lui avait conseillé la modération, sans quoi le régime iranien s’exposait à des représailles. Finalement, le président américain avait annoncé que les «tueries» avaient pris fin à la mi-janvier.
Plusieurs États, alliés des États-Unis, comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis ont publiquement annoncé ne pas vouloir participer à des frappes contre le régime des Mollahs, craignant une déstabilisation de la région. «Nous traiterons toute attaque – limitée, illimitée, chirurgicale, cinétique, peu importe comment ils l’appellent – comme une guerre totale contre nous, et nous répondrons de la manière la plus dure possible pour régler cela», avait fait savoir un haut responsable iranien à Reuters fin janvier. «Nous espérons que ce déploiement militaire n’est pas destiné à une confrontation réelle mais nos forces armées sont prêtes au pire», a-t-il ajouté.