RÉCIT - Paris, Berlin et Londres se préparent à « des actions défensives nécessaires et proportionnées » contre l’Iran. Une base britannique à Chypre a été visée par des tirs de drones.
Par Florentin Collomp, correspondant à Bruxelles
En moins de 48 heures, les principaux pays européens n’ont pu résister à la nécessité de s’impliquer d’une manière ou d’une autre dans la guerre au Moyen-Orient, après une première réaction, samedi, pour tenter de garder leurs distances avec l’opération américano-israélienne en Iran. Impossible de continuer à rester en retrait quand les intérêts de l’Europe sont en jeu, voire son territoire même, alors que Chypre a été visée par des attaques iraniennes.
La France est « prête » à « participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, ciblées par des frappes de l’Iran, « conformément aux accords qui la lient à ses partenaires et au principe de légitime défense collective », a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dimanche soir, Emmanuel Macron avait annoncé lors d’un Conseil de défense son intention de « rehausser notre posture et notre accompagnement défensif », justifiée par « l’évolution des dernières heures ».
Une base française