RÉCIT - Ennemi féroce de la République islamique, Benyamin Netanyahou cherche à décapiter le régime et à réduire durablement les capacités nucléaire et balistique.
Par Stanislas Poyet Correspondant à Jérusale
« Face à celui qui vient te tuer, lève-toi et tue le premier », enseigne le Talmud. Samedi matin, Israël a frappé le premier, pour décapiter le régime iranien en tuant Ali Khamenei, son guide suprême, ainsi que 40 autres cadres du régime. Pour Benyamin Netanyahou, c’est déjà une victoire éclatante, même si la guerre ne fait que commencer. Depuis plus de vingt ans, le premier ministre israélien défend une approche agressive de son pays face à l’Iran, qu’il a toujours perçu comme une « menace existentielle immédiate ».
Depuis des semaines, Benyamin Netanyahou enjoint à Donald Trump de délaisser la diplomatie pour emprunter le chemin d’une guerre largement perçue comme existentielle en Israël, mais comme tout à fait facultative aux États-Unis. Déjà, en juin dernier, Israël avait entraîné son parrain américain dans une première guerre contre la République islamique d’Iran. Mais, cette fois-ci, les États-Unis ne sont pas seulement un soutien à l’opération, apportant des capacités de…