RÉCIT - Les frappes qui ont tué le guide spirituel iranien ce samedi ont été conduites par les avions de l’armée de l’air israélienne, grâce à des renseignements américains.
Par Stanislas Poyet Correspondant à Jérusalem
Les avions israéliens ont attendu plusieurs semaines avant de décoller. Pour décapiter le régime, il fallait être certain du lieu, de l’heure. Les agences de renseignements israéliennes et américaines ont finalement donné le feu vert et samedi matin, à 8 h 40 (heure de Téhéran), les bombes israéliennes se sont abattues simultanément sur trois sites identifiés. En l’espace de 30 secondes, 40 cadres supérieurs du régime des mollahs étaient tués. Parmi eux, l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la révolution islamique depuis 1989 et chef d’État du régime.
S’il est familier des assassinats ciblés, c’est la première fois que l’État hébreu tue un chef d’État étranger. « L’opération a été lancée avec pour objectif de décapiter la direction du régime », explique au Figaro un haut gradé de l’armée de l’air israélienne, qui qualifie l’opération d’«extrêmement complexe». Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou s’est réjoui du succès de l’attaque: « depuis trois décennies et demie…