Donald Trump reçoit Gustavo Petro, mardi 3 février, qu’il avait pourtant menacé de capturer après l’intervention au Venezuela. Une rencontre sous le signe de l’apaisement mais dont l’issue reste incertaine au vu des personnalités des deux hommes.
Fils unique de l’ex-président vénézuélien, Nicolas Maduro, « Nicolasito », visé par l’acte d’accusation américain pour narcotrafic, mise sur une loyauté sans faille pour rester dans le jeu politique de son pays.
Le président, qui recevait à la Maison Blanche, vendredi, les représentants du secteur, les pousse à investir rapidement dans le pays sud-américain pour y exploiter ses immenses réserves, leur assurant la protection de Washington.
Le président du Parlement du Venezuela a annoncé la libération d’un « nombre important » de prisonniers, dont des étrangers. Beaucoup d’associations y voient un « signal positif » mais espèrent que l’opération ne reste pas un « geste » sans lendemain.
DÉCRYPTAGE - Le succès de l’opération contre Maduro ouvre de nouveaux horizons aux interventions américaines, et sème l’inquiétude à travers le continent.
Ce navire était poursuivi depuis deux semaines par les autorités américaines. Après son départ d’Iran, il n’avait pas pu accoster au Venezuela.
L’opération militaire éclair des États-Unis au Venezuela soulève de nombreuses questions juridiques. Cette intervention a été dénoncée lundi soir par le Conseil de sécurité de l’ONU. Les experts interrogés par France 24 soulignent, quant à eux, les libertés prises par Donald Trump vis-à-vis du droit international et du Congrès américain.
Le président vénézuélien enlevé par les Etats-Unis avait été désigné comme successeur par le dirigeant révolutionnaire avant sa mort en 2013. Alors élu de justesse, il a réussi à se maintenir au pouvoir en réprimant toute opposition et en noyautant les institutions. Treize ans durant lesquels le pays a perdu 70 % de son PIB et un quart de ses habitants.
Le régime chaviste a repris la main après l'exfiltration de Nicolas Maduro et s'engage dans des négociations avec une Maison-Blanche qui n'est pas du tout impatiente de voir la cheffe de l'opposition arriver au pouvoir.