La politique étrangère américaine vient d’entrer dans une ère nouvelle. Deux jours après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, au centre de Caracas, les intentions de Washington apparaissent soudain plus ambitieuses et plus imprévisibles. Particulièrement dans « l’hémisphère occidental », qui doit prendre en compte une nouvelle doctrine Monroe dont les limites viennent de reculer.
Trump est apparu ragaillardi par le succès d’une opération commando qui a pris une nouvelle fois par surprise ses critiques et ses adversaires. Le président américain avait vu ces derniers mois s’accumuler les mauvais sondages et les revers électoraux. Il vient de reprendre l’initiative, démontrant sa capacité à prendre des décisions hardies, et qu’il n’avait rien perdu de son culot ni de sa chance. La promotion des intérêts américains dans « l’hémisphère occidental » proclamée dans la nouvelle « Stratégie de sécurité nationale » à la fin de l’année 2025 a aussi pris une tournure très…