Cette saisie, qui pourrait attiser les tensions avec Moscou, intervient après que le pétrolier, initialement connu sous le nom de Bella 1, a contourné le «blocus» maritime américain imposé aux pétroliers sanctionnés et repoussé les efforts de la garde côtière américaine pour monter à bord.
Les responsables, qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat, ont déclaré que l’opération était menée par la garde côtière et l’armée américaine. Ils ont ajouté que des navires militaires russes se trouvaient dans les environs au moment de l’opération, notamment un sous-marin russe. Le pétrolier, désormais connu sous le nom de Marinera et immatriculé sous pavillon russe, est le dernier pétrolier visé par les garde-côtes américains depuis le début de la campagne de pression du président américain Donald Trump contre le Venezuela.
Un autre pétrolier intercepté
À l’origine, ce navire avait été baptisé Bella 1. Les États-Unis l’ont sanctionné en 2024, le soupçonnant d’appartenir à une «flotte fantôme» qui transporte du pétrole pour l’Iran, la Russie ou le Venezuela en violation des sanctions américaines. Le 19 août dernier, il largue les amarres depuis l’Iran. Plusieurs images satellites le montrent passant au large de l’Afrique vers le canal de Suez, puis en Méditerranée.
Le 17 décembre, il diffuse sa position : dans l’Atlantique, en route pour la mer des Caraïbes. Or, il se heurte à la marine américaine, largement déployée par Donald Trump pour faire respecter l’embargo pétrolier. Les Garde-Côtes américaines tentent de l’intercepter le 20 décembre, mais il réussit à repousser l’assaut. Quelques jours plus tard, il est localisé remontant vers le nord et l’Atlantique.
Afin de se protéger d’une éventuelle nouvelle attaque, le Bella 1 change de nom pour devenir le Marinera et s’enregistre au sein de la flotte civile russe avec Sotchi en mer Noire pour porte d’attache. Ses marins peignent un large drapeau russe sur la coque. Le 1er janvier il publie sa localisation, après deux semaines de navigation, au milieu de l’Atlantique, voguant en toute probabilité vers un port russe.
Mardi, plusieurs médias américains, annonçaient que Washington envisageait une interception armée du pétrolier. En réaction, la Russie a envoyé un sous-marin et d’autres actifs navals» envoyés dans l’Atlantique Nord par le Kremlin, a révélé le Wall Street Journal ce mercredi.