Venezuela 2 min de lecture

Nicolas Maduro, l’héritier failli de la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez

Source: Le Monde
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, salue des partisans lors d’un rassemblement à Caracas, le 1ᵉʳ mai 2013. MERIDITH KOHUT POUR « LE MONDE »
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, salue des partisans lors d’un rassemblement à Caracas, le 1ᵉʳ mai 2013. MERIDITH KOHUT POUR « LE MONDE »

Le président vénézuélien enlevé par les Etats-Unis avait été désigné comme successeur par le dirigeant révolutionnaire avant sa mort en 2013. Alors élu de justesse, il a réussi à se maintenir au pouvoir en réprimant toute opposition et en noyautant les institutions. Treize ans durant lesquels le pays a perdu 70 % de son PIB et un quart de ses habitants.

Par  (Bogota, correspondante)

Le 8 décembre 2012, Hugo Chavez, atteint d’un cancer, s’apprête à subir une nouvelle opération à Cuba. Le président vénézuélien appelle alors ses concitoyens à voter pour Nicolas Maduro si lui-même venait à disparaître. Assis a ses côtés, celui qui est alors ministre des relations extérieures et vice-président reste impassible. « Je n’avais jamais voulu être président », précisera-t-il plus tard.

Hugo Chavez meurt en mars 2013. Nicolas Maduro est élu de justesse en avril. Ni les partisans de la révolution bolivarienne, ni ses détracteurs, ni probablement lui-même ne pouvaient imaginer qu’il resterait près de treize ans au pouvoir. Un règne auquel les forces spéciales américaines ont mis fin samedi 3 janvier à l’aube. Capturé à Caracas et enlevé en compagnie de son épouse, Cilia Flores, M. Maduro s’est montré également impassible en arrivant menotté à New York. « Bonne nuit et bonne année », a-t-il souhaité à ses geôliers, du haut de son 1,95 mètre.

L’homme a-t-il perdu son calme en entendant les mitraillettes américaines abattre sa garde rapprochée ? L’« intervention chirurgicale » décidée par le président américain, Donald Trump, s’est soldée par la mort de quelque 80 personnes, selon un bilan non officiel. Présenté lundi devant un tribunal de New York, le dirigeant vénézuélien s’est déclaré « non coupable » des charges de narcotrafic qui pèsent contre lui. « Je suis un prisonnier de guerre », a-t-il énoncé.

Il vous reste 83.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Publicité

Publicité
Vous n'avez pas utilisé le site Web, Cliquer ici pour maintenir votre état de connexion. Temps d'attente: 60 Secondes