Voici pourquoi l’Iran risque de sortir renforcé de la guerre
Entrevue avec deux spécialistes du Moyen-Orient, dont un ancien responsable du renseignement militaire israélien.
Entrevue avec deux spécialistes du Moyen-Orient, dont un ancien responsable du renseignement militaire israélien.
Téhéran (AFP) – Le président du Parlement iranien a accusé dimanche les Etats-Unis de planifier "secrètement" une offensive terrestre, tout en menant publiquement des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
L’Iran a menacé de perturber la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, dans le golfe d’Aden, passage stratégique reliant l'Asie à la mer Rouge et au canal de Suez. Une menace qui semble se matérialiser avec l'entrée en scène des Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, qui ont revendiqué samedi leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre.
Devant les ministres des affaires étrangères réunis dans les Yvelines, vendredi, le secrétaire d’Etat américain a assuré que la guerre au Moyen-Orient n’allait pas se prolonger. Mais Téhéran poursuit ses frappes : 12 soldats américains ont été blessés dans une attaque de drones en Arabie saoudite dans la soirée.
Les frappes de l'Iran n'ont pas épargné Dubaï et son centre financier, qui est parvenu à attirer des fonds et des traders étrangers de premier plan. Ils tentent de s'accommoder d'un conflit parti pour durer.
Après un premier missile sur Dimona, ville abritant un centre stratégique de recherche nucléaire dans le désert du Néguev en Israël, un autre missile s'est abattu sur la ville d'Arad, à environ 25 km au nord-est. L'AIEA appelle à une retenue militaire maximale.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran déstabilise le Moyen-Orient et plus largement l’économie mondiale. La paralysie d’une partie du pétrole et du gaz crée des tensions énergétiques, et l’augmentation des cours de plusieurs matières premières soulève aussi des inquiétudes. Se dirige-t-on vers une crise économique mondiale sans précédent ? Éléments de réponse.
Premier importateur mondial de pétrole, la Chine est en première ligne de la hausse des cours provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Cependant, Pékin s'est préparé depuis de longues années à ce type de scénario en misant sur de gigantesques réserves stratégiques, les énergies renouvelables, ainsi qu'en accélérant la diversification de ses sources d'approvisionnement.
Le travail des journalistes lors de conflits armés est particulièrement délicat et comporte de nombreux obstacles avec lesquels ils doivent composer.
Alors que l'armée américaine a visé l'île de Kharg, le hub pétrolier stratégique de l'Iran, le président des Etats-Unis affirme que d'autres pays « doivent participer » à la sécurisation du détroit d'Ormuz. De son côté, Emmanuel Macron plaide pour des discussions entre Israël et le Liban.
Malgré l’efficacité de sa défense anti-aérienne, la mégalopole émiratie est mise à rude épreuve par la campagne de bombardements iraniens, qui affecte son activité économique. Une banque et plusieurs centres de conseils internationaux ont été évacués ou fermés à Dubaï mercredi, en réaction à la menace iranienne de frapper "les centres économiques et les banques" dans la région.
Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père tué au premier jour de la guerre et a été blessé lui-même dans une frappe, n’est pas apparu directement à la télévision iranienne. Son message a été lu à l’antenne.