DÉCRYPTAGE - Les tout-puissants gardiens de la révolution – pasdarans en farsi – pourraient être la cible de frappes américaines, si jamais Donald Trump se décidait à sortir de l’ambiguïté pour affaiblir un pouvoir qui a réprimé férocement ses opposants.
Créés peu après le renversement du Shah en 1979 par les révolutionnaires islamistes qui n’avaient pas confiance en l’artesh, l’armée régulière héritée de la monarchie, les gardiens de la révolution sont une force de plus de 200 000 hommes, la véritable armée en fait dotée d’une composante aérienne, terrestre, navale, qui a son mot à dire dans le dossier du nucléaire et dispose de relais puissants dans l’économie.
Des frappes américaines contre leurs installations à travers le pays les affaibliraient certainement, mais suffiraient-elles à provoquer un basculement d’un certain nombre d’entre eux aux côtés des manifestants ? Peut-être mais elles devraient être prolongées, or Donald Trump ne veut pas d’une guerre longue. En revanche, le risque lié à des frappes massives contre les pasdarans pourrait être une radicalisation de leur direction, dont pâtiraient les manifestants.
Les gardiens de la révolution sont un corps composite, mêlant hauts-gradés et anciens combattants de la guerre Iran-Irak…