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Moyen Orient 5 min de lecture

Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban

Source: Radio Canada
Un homme se tient près d'un bâtiment endommagé sur le site d'une frappe israélienne menée mercredi à Tallet El Khayat, à Beyrouth, au Liban, le 9 avril 2026. (Photo d'archives)  Photo : Reuters / Raghed Waked
Un homme se tient près d'un bâtiment endommagé sur le site d'une frappe israélienne menée mercredi à Tallet El Khayat, à Beyrouth, au Liban, le 9 avril 2026. (Photo d'archives) Photo : Reuters / Raghed Waked

Le président américain, Donald Trump, a annoncé jeudi un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël qui entrerait en vigueur à 17 h (HAE), ouvrant la voie à la levée d'un important obstacle à une entente de paix entre Washington et Téhéran.

Le président libanais, Joseph Aoun, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, se sont entendus pour instaurer la PAIX entre leurs pays, a-t-il affirmé sur sa plateforme Truth Social.

L'entrée en vigueur de la trêve a été fixée à minuit, heure locale.

Divers médias ont rapporté qu'Israël subissait de fortes pressions de Washington pour conclure une trêve.

L'armée israélienne a poursuivi ses hostilités avec le Hezbollah, pro-iranien, en dépit de la trêve fragile conclue la semaine dernière entre les États-Unis et l'Iran. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou avait estimé qu'elle ne s'étendait pas au front libanais, une interprétation contestée par Téhéran.

Le président Trump a indiqué avoir donné l'instruction au vice-président américain J.D. Vance et au secrétaire d’État, Marco Rubio, ainsi qu’au chef d’état-major interarmées américain, Dan Caine, de travailler avec Israël et le Liban afin de parvenir à une PAIX durable.

J’ai eu l’honneur de résoudre 9 guerres à travers le monde, et ce sera la 10e, alors allons-y, FAISONS-LE!, a-t-il clamé.

Dans une publication ultérieure, il a précisé avoir invité les deux dirigeants à la Maison-Blanche pour les premières discussions significatives entre Israël et le Liban depuis 1983, il y a très longtemps.


Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que cela va arriver rapidement!

Une citation deDonald Trump, sur Truth Social

Un accord historique, selon Nétanyahou

Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'est réjoui de ce développement, précisant qu'il s'agissait d'une revendication centrale du Liban [...] depuis le premier jour de la guerre.

Je salue l’annonce du cessez-le-feu décrété par le président Trump, a-t-il réagi sur le réseau social X, remerciant tous les pays qui avaient permis d'en arriver à ce résultat.

Nous avons l'occasion de conclure un accord historique avec le Liban, a affirmé son homologue israélien, cité par Reuters.

Selon le réseau N12 News, le premier ministre israélien a dit avoir acquiescé à une requête du président américain.

Benyamin Nétanyahou a indiqué que l'armée israélienne maintiendra ses positions dans les zones du sud du Liban où les troupes sont actuellement déployées, dans ce qu’il a qualifié de zone de sécurité élargie.

C’est là que nous sommes positionnés, nous ne partirons pas, a-t-il déclaré, cité par le New York Times.

Le Hezbollah conserve encore des roquettes dans son arsenal, a-t-il ajouté. Il faudra également régler cette question dans le cadre des progrès vers un accord de sécurité et un accord de paix.

Les exigences du Hezbollah

Le Hezbollah, qui avait déjà qualifié les pourparlers initiaux de capitulation, a pour sa part réitéré ses exigences.

Un cessez-le-feu doit comprendre un arrêt complet des attaques sur l’ensemble du territoire libanais, sans liberté de mouvement pour les forces israéliennes, ainsi qu’un retour à la situation qui prévalait avant le 2 mars, ont déclaré au média libanais Al Jadeed des sources au sein du Hezbollah.

Aussi longtemps que l'occupation de notre terre se poursuivra, le Liban et son peuple auront le droit de résister par tous les moyens pour forcer le retrait de l'ennemi, a déclaré un responsable du Hezbollah à Al Jazeera.

Les ambassadeurs israélien et libanais aux États-Unis ont eu des discussions mardi – les premières du genre depuis des décennies.

D'après le journal israélien Yediot Aharonot, le premier ministre israélien a tenu une réunion téléphonique d'urgence de son cabinet de sécurité en lien avec le cessez-le-feu, à cinq minutes d'avis, sans toutefois tenir de vote.

Le plus récent bilan des victimes dressé par le ministère de la Santé libanais faisait état de 2124 morts et près de 7000 blessés.

Hegseth exhorte l'Iran à faire « le bon choix »

Pete Hegseth s'adresse aux journalistes.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, au cours d'un point de presse au Pentagone, le 8 avril 2026. Photo : AP / Manuel Balce Ceneta

Annoncé la semaine dernière, le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran reste fragile.

Au cours d'un point de presse au Pentagone en matinée, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants iraniens à faire le bon choix en consentant à un accord de paix.

Il a renouvelé les menaces américaines de frapper les infrastructures et les centrales énergétiques iraniennes. Des experts en droit international ont déjà indiqué que des frappes contre des cibles civiles pourraient constituer un crime de guerre.

M. Hegseth a par ailleurs indiqué que les États-Unis entendaient maintenir « aussi longtemps qu'il le faudra » leur blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi.

Mercredi, l'armée iranienne a menacé d'étendre son emprise sur d'autres routes maritimes cruciales de la région si les États-Unis maintenaient leur blocus naval dans le détroit d'Ormuz.

Dans une entrevue accordée la veille à Fox News, le président américain a répété que la guerre avec l'Iran était « très près d'être finie », un scénario qu'il a déjà évoqué à plusieurs reprises.

Il avait aussi évoqué une éventuelle reprise des discussions avec l'Iran au Pakistan au cours des prochains jours.

Après l'échec du premier cycle de discussions à Islamabad, dimanche, une délégation de médiateurs pakistanais qui inclut le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, s'est rendue en Iran dans l'espoir de sauver les pourparlers pour une entente plus durable.

Commentant des reportages, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a réfuté mercredi que les États-Unis aient demandé une extension du cessez-le-feu, qui expirera le 21 avril.

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