Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, multiplie les consultations pour promouvoir un plan en trois phases, fondé sur une désescalade progressive et une implication accrue des acteurs régionaux.
Par Ghazal Golshiri
L’Iran cherche à sortir de l’impasse stratégique que pourrait installer le cessez-le-feu indéfini, décrété par le président américain, Donald Trump, le 21 avril et dépourvu de cadre politique clair. Lundi 27 avril, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a achevé une tournée diplomatique qui l’a conduit au Pakistan et à Oman – deux médiateurs dans les négociations américano-iraniennes de ces derniers mois – puis en Russie, où il s’est entretenu avec le président Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Au Pakistan, M. Araghtchi a rencontré son homologue Ishaq Dar, ainsi que d’autres responsables politiques et militaires. A Mascate, il s’est entretenu avec le sultan Haïtham Ben Tareq Al Saïd et le chef de la diplomatie, Badr Al-Boussaïdi.
L’Iran ambitionne de s’extraire de la situation inconfortable – « ni guerre ni paix » – dans laquelle il est placé, en mettant en avant une « nouvelle formule » de négociations, fondée sur une restauration progressive de la confiance avec Washington, une plus grande implication des acteurs régionaux et un report à un stade ultérieur des dossiers les plus complexes, comme le nucléaire. Selon l’agence iranienne Tasnim, proche des gardiens de la révolution, un plan en ce sens, en trois étapes, a été transmis à Washington via des médiateurs, au cours de la tournée.
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