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Iran 4 min de lecture

L’Iran dit avoir répondu à la dernière proposition américaine

Source: Radio Canada
Des médias iraniens ont dénoncé les conditions excessives imposées par les États-Unis dans leur dernière offre.  Photo : Getty Images / Majid Saeedi
Des médias iraniens ont dénoncé les conditions excessives imposées par les États-Unis dans leur dernière offre. Photo : Getty Images / Majid Saeedi

L'Iran a répondu à une nouvelle proposition des États-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué lundi son ministère des Affaires étrangères.

Nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine, a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse, ajoutant que les échanges se poursuivaient avec Washington par l'entremise du médiateur pakistanais.

L'Iran est cependant pleinement prêt à toute éventualité, a-t-il ajouté, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril après quasiment 40 jours de frappes, des pourparlers sont en cours pour tenter de trouver un accord, mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule séance de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

L'Iran a répété lundi ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Le porte-parole a également insisté sur le versement de réparations pour la guerre, qu'il juge illégale et sans fondement.

« Conditions excessives »

Dimanche, des médias iraniens avaient dénoncé les conditions excessives imposées par les États-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, ils exigent que l'Iran ne maintienne qu'une installation nucléaire en activité et qu'il transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux États-Unis.

Washington a également refusé de débloquer ne serait-ce que 25 % des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.

Mais lundi, l'agence de presse iranienne Tasnim, citant une source anonyme proche de l'équipe iranienne de négociation, a déclaré que, contrairement aux textes précédents, les Américains avaient accepté dans un nouveau texte de suspendre temporairement les sanctions pétrolières pendant la période des discussions.

Une femme passe devant une murale à Téhéran.
Une murale anti-américaine et anti-israélienne à Téhéran, représentant une fillette avec une pancarte sur laquelle est écrit : « Nous sommes tous prêts ». Photo : Getty Images / AFP / ATTA KENARE

Les États-Unis n'ont pas commenté pour l'heure ces déclarations.

Sur le terrain, Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens.

La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole.

Menace sur les câbles sous-marins

Le trafic y a cependant augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont franchi cette voie maritime entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin, une forte hausse par rapport aux 19 de la semaine précédente.

L'Iran a formalisé lundi la création d'un nouvel organisme, l'Autorité du détroit du golfe Persique, pour la gestion de ce passage.

Le mandat exact de cette nouvelle structure n'a pas été dévoilé dans l'immédiat, mais, selon le journal spécialisé Lloyd's List, elle est chargée d'approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt ce mois-ci, la télévision d'État iranienne Press TV avait présenté cet organisme comme un système destiné à exercer la souveraineté de l'Iran sur le détroit d'Ormuz.

Plusieurs pays occidentaux ainsi que l'Union européenne se sont opposés à un contrôle du détroit par l'Iran, défendant la liberté de navigation.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont par ailleurs menacé lundi de faire payer l'utilisation des câbles sous-marins traversant le détroit, remarquant que toute perturbation sur ces équipements ferait perdre jusqu'à des centaines de millions de dollars par jour à l'économie mondiale.

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