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Donald Trump a proposé un plan de paix en 15 points à l’Iran, selon plusieurs médias

Source: Radio Canada
Le président américain, Donald Trump, s'adresse aux journalistes avant d'embarquer à bord d'Air Force One à l'aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 23 mars 2026.  Photo : Getty Images / AFP / SAUL LOEB
Le président américain, Donald Trump, s'adresse aux journalistes avant d'embarquer à bord d'Air Force One à l'aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 23 mars 2026. Photo : Getty Images / AFP / SAUL LOEB

Agence France-Presse

Donald Trump a proposé un plan de paix à l'Iran et s'est montré optimiste mardi sur les chances de parvenir à un accord, Téhéran indiquant de son côté qu'il laissera passer les navires non hostiles par le stratégique détroit d'Ormuz, au 26e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient.

L'Iran et les États-Unis négocient pour tenter de mettre un terme au conflit, a de nouveau affirmé le président américain, mais les opérations militaires américaines contre la République islamique se poursuivent sans relâche, a-t-il toutefois ajouté.

La presse américaine évoque en outre l'envoi de 3000 soldats parachutistes américains en renfort au Moyen-Orient. L'armée israélienne a elle aussi souligné qu'elle continuait d'agir et de frapper, selon un plan inchangé, en Iran et au Liban, et Téhéran a une nouvelle fois envoyé des missiles vers Israël.

Toutefois, plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l'administration Trump a fait passer un plan de paix en 15 points à l'Iran par l'entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.

Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les États-Unis proposent un cessez-le-feu d'un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes. Parmi ces 15 points, 5 concernent le programme nucléaire iranien, d'autres imposent l'abandon du soutien aux proxys dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Des gros navires pétroliers sur l'eau, photographiés de loin, sous un ciel voilé.
Des navires de marchandises dans le golfe Persique, près du détroit d'Ormuz, photographiés le 11 mars 2026 à partir de Ras el Khaïmah, aux Émirats arabes unis. Photo : Reuters

En contrepartie l'Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil.

L'Iran a justement déclaré que les navires non hostiles pouvaient bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes.


Près de 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures transite par ce détroit stratégique, dont le blocage de fait par Téhéran ces dernières semaines a fait flamber les prix du pétrole.

Donald Trump a évoqué mardi un très gros cadeau lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions, qui pourrait justement être lié à cette réouverture partielle du détroit. En réaction à ces dernières annonces, les cours du pétrole baissaient de près de 6% peu après l'ouverture à la Bourse de Tokyo.

Le président américain a aussi réaffirmé que des négociations se tenaient en ce moment avec Téhéran.


Quel interlocuteur en Iran?

Ce que j'ai dit hier [lundi] était exactement juste, a insisté le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président J.D. Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio y participaient.

En faisant état de ces pourparlers, Donald Trump avait retardé de cinq jours sa menace de frapper le réseau électrique de l'Iran, rassurant provisoirement les marchés. Il s'était ensuite félicité que Washington et Téhéran aient trouvé des points d'accord majeurs, dans le cadre de ces négociations tenues avec un haut dirigeant iranien.

Mais qui? Seule certitude : il ne s'agit pas du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa désignation par les instances iraniennes après la mort de son père au premier jour de la guerre, le 28 février.


Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien – présenté par le site d'informations Axios comme l'interlocuteur des États-Unis – a démenti en bloc. La diplomatie iranienne a juste reconnu avoir reçu, par l'entremise de pays amis, des messages transmettant une demande américaine de négociations.

En attendant d'éventuels progrès diplomatiques, une frappe israélo-américaine a touché la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, sans faire de dégâts, a ainsi affirmé en soirée l'organisation iranienne de l'énergie atomique. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à la retenue maximale afin d'éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit.

En Israël, 12 personnes ont été blessées mardi soir près de Tel-Aviv par un ou plusieurs missiles en provenance d'Iran, selon les secours israéliens. Et les risques de nouvelle escalade touchent toute la région.

Un immeuble de 3 étages, dont une partie est dévastée, est entouré d'un cordon de sécurité.
Des secouristes se rassemblent près d'un cratère laissé par un missile iranien le 24 mars 2026 à Tel-Aviv, en Israël. Photo : Getty Images / Erik Marmor

En Irak, les autorités ont accordé un droit de riposte et d'autodéfense aux ex-paramilitaires du Hachd al-Chaabi, coalition intégrée aux forces régulières, mais qui englobe des factions pro-iraniennes, ainsi qu'aux forces de sécurité pour faire face aux attaques militaires menées contre leurs bases.

Au Liban, où Israël veut s'emparer d'une large zone du sud du pays pour assurer sa sécurité, les autorités libanaises ont pris la décision sans précédent de lancer une procédure d'expulsion à l'encontre de l'ambassadeur d'Iran, pour ingérence. Toutefois, elles se sont aussitôt attiré les foudres du Hezbollah pro-iranien.

Frappes à grande échelle

Sur le terrain, au moins neuf personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans trois raids israéliens contre des localités du sud du Liban, région considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

Dans le Golfe, Bahreïn, Arabie saoudite et Koweït ont rapporté mardi des attaques de drones et de missiles iraniens.

De son côté, l'armée israélienne a mené une série de frappes à grande échelle [...] dans plusieurs régions d'Iran, notamment Ispahan.


Les bruits, les explosions et les missiles font désormais partie de notre vie quotidienne, a confié à l'AFP par téléphone une femme de 35 ans, originaire du Kurdistan iranien et résidant à Téhéran.

Au Liban, des explosions ont secoué en journée des régions au nord de Beyrouth. Et l'armée israélienne a encore lancé mardi soir un avertissement avant des frappes sur la banlieue sud de la capitale libanaise.

En matinée, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré que les forces israéliennes manœuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière.

Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée, a-t-il prévenu.

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