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Iran 4 min de lecture

Guerre au Moyen-Orient : Trump suspend les frappes américaines contre l’Iran

Le président des États-Unis, Donald Trump (photo d'archives)  Photo : Reuters / Daniel Heuer
Le président des États-Unis, Donald Trump (photo d'archives) Photo : Reuters / Daniel Heuer

Agence France-Presse

Donald Trump a annoncé l'annulation des nouvelles frappes prévues contre l'Iran à la demande de Téhéran et d'autres pays de la région, à condition qu'un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient soit rapidement conclu.

Le président américain s'est notamment entretenu par téléphone avec le prince héritier saoudien, un allié clef des États-Unis dans la région, a indiqué dimanche l'agence de presse officielle saoudienne SPA, quelques heures après l'annonce du président américain.

Mohammed ben Salmane l'a appelé à privilégier le dialogue afin de réduire les tensions, et encouragé à déployer tous les efforts possibles pour obtenir une trêve, selon SPA.

Celui qui avait menacé l'Iran vendredi de le frapper très fort a, comme de nombreuses fois depuis le début du conflit fin février, changé d'avis.

Les États-Unis étaient prêts à frapper la République islamique d'Iran, à des niveaux [...] de force et de puissance jamais vus depuis la Deuxième Guerre mondiale, a écrit samedi le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Toutefois, nous venons d'être priés par l'Iran et d'autres pays du Moyen-Orient de suspendre toute attaque, a-t-il poursuivi.

Sur la base de cette demande, j'ai accepté [...] d'annuler l'attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un ACCORD. Israël se joint à moi dans cet engagement.

Une citation deDonald Trump, président des États-Unis


De la fumée et des flammes s'élèvent après une explosion.
Une capture d'écran d'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre de la fumée et des flammes qui s'élèvent après une explosion à Bandar Abbas, en Iran, le 24 juillet 2026. Photo : Reuters / Image provenant des réseaux sociaux

Un média iranien dément l'affirmation

Téhéran n'a pas, pour l'heure, commenté officiellement l'affirmation de Donald Trump, mais une agence de presse iranienne l'a qualifiée dimanche de nouveau mensonge. Citant des responsables militaires, Mehr a indiqué que [leurs] forces sont en état d'alerte maximale et prêtes à toute éventualité.

Téhéran a toutefois fait savoir que son chef de la diplomatie multipliait les échanges : le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu, selon les médias officiels de son pays, avec son homologue saoudien ainsi qu'avec son homologue turc et le chef de l'armée du Pakistan, pays médiateur dans le conflit.

Lors de ces appels téléphoniques, il les a mis en garde contre le risque d'escalade dans la région, répétant que l'Iran était entièrement prêt à se défendre et à répondre de manière proportionnée à toute attaque – en mentionnant les alliés des États-Unis dans la région, déjà largement touchés en guise de représailles à l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

Flammes de la guerre

Tout pays qui se dresse comme bouclier de l'Amérique criminelle [...] sera voué aux flammes de la guerre, avait dit auparavant plus directement le chef de l'armée iranienne.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. CBS News mentionnait la possibilité de frappes sur des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les États-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Les États-Unis et l'Iran avaient, eux, repris leurs frappes mutuelles dans la région début juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord conclu un mois plus tôt pour installer durablement le cessez-le-feu en vigueur depuis avril.

Samedi, avant l'annonce de Donald Trump, les ambassades américaines au Moyen-Orient avaient appelé leurs ressortissants à envisager de quitter la région en raison d'une possible escalade du conflit régional.

L'Égypte a notamment été frappée mercredi pour la première fois depuis le début de la guerre. Un drone a touché deux navires gaziers, dont un exploité par une société américaine, dans le port de Damiette. On ne connaît pas les responsables pour l'heure, mais l'attaque a laissé entrevoir l'éventualité d'une extension du conflit.

Un navire dans le détroit d'Ormuz.
Un navire dans le détroit d'Ormuz, au large d'Oman, le 23 juillet 2026. Photo : Reuters / Stringer

La guerre a récemment été étendue par un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé l'imposition d'un blocus des ports saoudiens et ont, depuis, revendiqué l'attaque de pétroliers et d'installations pétrolières du royaume.

Ces mesures font peser une menace sur la circulation maritime par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, qui a gagné en importance depuis le blocage du détroit d'Ormuz – dont le président Trump a de nouveau réclamé l'ouverture COMPLÈTE dans son dernier message.

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