RÉCIT - Les déclarations belliqueuses de Donald Trump laissent présager d’une intervention militaire très prochainement contre l’île communiste.
Par Hector Lemieux, à La Havane
« Il ne faut pas croire que Diaz-Canel capitulera facilement pour donner ce pays aux États-Unis. Les FAR (forces armées révolutionnaires) se préparent à une guerre depuis longtemps. Et avec le peu que nous avons, nous ferons tout ce qui est possible pour rendre les choses difficiles aux Yumas (Américains) », confie Yadira*, une Havanaise sans profession. La jeune femme a abandonné il y a quelques années ses études en cinquième année de médecine, dégoûtée par les salaires de misère versés aux personnels de santé.
Début janvier, aux lendemains du kidnapping du président du Venezuela, Nicolas Maduro, les Havanais croyaient qu’une invasion américaine n’était plus qu’une question de jours. Puis la situation s’est normalisée, non sans quelques alertes, et la vie a repris son cours, presque normale, entre les pannes de courant et la pénurie de pétrole. Mais l’attaque des États-Unis contre l’Iran a de nouveau soulevé l’inquiétude parmi les Cubains, persuadés d’être les prochains sur la liste des…