Après que Cuba a abattu au large de l'île quatre occupants d'une vedette immatriculée en Floride et dénoncé une tentative d'"infiltration à des fins terroristes", le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a annoncé mercredi 26 février que son pays enquêtait sur cette fusillade et agirait "en conséquence".
"Au fur et à mesure que nous recueillerons davantage d'informations, nous serons prêts à réagir en conséquence", a-t-il déclaré en marge d'une réunion de la Communauté caribéenne (Caricom) dans l'archipel de Saint-Christophe-et-Niévès.
Interrogé sur la possibilité que cet épisode ait impliqué du personnel du gouvernement américain ou soit une opération du gouvernement américain, Marco Rubio a catégoriquement répondu : "Non."
Marco Rubio, fils d'immigrants cubains né à Miami, a affirmé récemment que l'administration Trump espère voir son emprise économique contribuer à renverser ce qu'il a appelé le "régime illégitime" de La Havane.
Avant l'annonce de La Havane sur la présence à bord d'un groupe armé, le procureur général de Floride, James Uthmeier, avait annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire. "Le gouvernement cubain n'est pas digne de confiance et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces communistes répondent de leurs actes", a-t-il écrit sur X.
Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré pour sa part que les États-Unis "surveillaient" la situation.
Les relations entre Cuba et les États-Unis connaissent un regain de tension depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines début janvier et l'arrêt par Caracas, sous pression de Washington, des livraisons de pétrole à Cuba.
Avec AFP