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« Trump a ce qu’il faut pour mettre fin à la guerre », dit Zelensky

Source: Radio Canada
Volodymyr Zelensky a accordé une entrevue à Céline Galipeau dans la maison de l'administration présidentielle ukrainienne.  Photo : Autre banques d'images / Mathieu Hagnery
Volodymyr Zelensky a accordé une entrevue à Céline Galipeau dans la maison de l'administration présidentielle ukrainienne. Photo : Autre banques d'images / Mathieu Hagnery

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accordé une entrevue à la cheffe d'antenne de Radio-Canada, Céline Galipeau.

Disant en avoir « assez des beaux discours », Volodymyr Zelensky en appelle à Donald Trump, qui a, selon lui, « ce qu’il faut » pour mettre fin à la guerre qui oppose son pays à la Russie, dont on souligne cette semaine le triste quatrième anniversaire.

Dans une entrevue accordée à Céline Galipeau, cheffe d’antenne de Radio-Canada, le président ukrainien a estimé que seule la pression des Américains pourrait forcer la main à Vladimir Poutine et l’amener à négocier sérieusement.

Oui, nous sommes ennemis, mais on sait que sans négociation, personne ne peut mettre fin à cette guerre, a dit M. Zelensky. Notre façon de négocier, c’est avec des mots, a-t-il ajouté, estimant qu’un cessez-le-feu était nécessaire pour que les pourparlers soient productifs.

La journaliste discute avec le président.
Les exigences russes pour une trêve sont inacceptables, a dit Volodymyr Zelensky. Photo : Autre banques d'images / Mathieu Hagnery

La Russie réclamerait entre autres que les troupes ukrainiennes se retirent de la région du Donbass, le cœur industriel du pays.

L’Ukraine devrait également renoncer à la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement occupée par les Russes.

Le président Volodymyr Zelensky Volodymyr Zelensky a accordé une entrevue à la cheffe d'antenne Céline Galipeau.

Oui à un compromis, mais pas à un ultimatum

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump n’a pas été particulièrement tendre envers Volodymyr Zelensky.

Récemment, Donald Trump a estimé que le président ukrainien constituait un obstacle à la paix puisqu’il refusait tout compromis avec la Russie.

Nous sommes prêts à des compromis, a répété M. Zelensky lors de son entretien avec Radio-Canada. Des compromis, mais pas des ultimatums russes.



Céline Galipeau en discussion avec le président ukrainien.
Volodymyr Zelensky compte sur la bonne volonté de Donald Trump pour mettre fin à la guerre. Photo : Autre banques d'images / Mathieu Hagnery

Selon lui, les Russes exigent des concessions territoriales inacceptables, entre autres dans la région du Donbass.

Notre terre – non seulement selon notre Constitution mais aussi selon le droit international –, elle nous appartient. Nous la contrôlons, a-t-il déclaré.

Se retirer de nos territoires simplement comme ça, entre vous et moi, c’est de la foutaise.

Une citation deVolodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Poutine ne s’arrêtera pas


Volodymyr Zelensky a répété que son pays a besoin du soutien militaire et financier de ses alliés afin de tenir tête aux troupes russes pour une quatrième année de suite.

Il en va, selon lui, de la suite du monde parce que Poutine ne s’arrêtera pas, a-t-il dit. Ses missiles peuvent déjà atteindre une cible à 5000 kilomètres. [...] Dans trois ans, ce sera 10 000 kilomètres.

Personne sur la planète ne peut prétendre être en sécurité.

Une citation deVolodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Il faut reconnaître la réalité, a plaidé M. Zelensky, ajoutant que ses troupes ont réussi, jusqu’ici, à contrecarrer le plan du président russe.

Et si ses efforts étaient vains? Craint-il que l’Ukraine ne doive rendre les armes et capituler? Bien sûr que j’ai peur, a-t-il répondu. J’ai peur que l’Ukraine ne se retrouve seule.



Portrait de Volodymyr Zelensky,
Selon M. Zelensky, Vladimir Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine si le monde le laisse faire. Photo : Autre banques d'images / Mathieu Hagnery

Mais qu’est-ce que ça veut dire, perdre? Ça veut dire ne pas survivre. Perdre sa souveraineté, son indépendance, son peuple. Tout, a-t-il poursuivi.

Cependant, la défaite, si elle survient, viendra de l’intérieur, soutient le président ukrainien. Il se désole de la division qui commence à gagner ses rangs et la société civile en général. Cette division est alimentée par la Russie, affirme-t-il.

C’est arrivé plusieurs fois dans l’histoire de l’Ukraine, lorsque le pays était divisé, entre autres lorsque nous étions près d’accéder à l’indépendance, a-t-il fait remarquer.

Et cette histoire, Vladimir Poutine la connaît bien, a souligné Volodymyr Zelensky.

L'entretien complet entre Céline Galipeau et Volodymyr Zelensky sera diffusé lundi au Téléjournal 22 h ainsi que sur nos plateformes numériques. De plus, une version plus longue et détaillée de cet article sera en ligne lundi.

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