Après avoir limogé son populaire ministre de la défense, Mykhaïlo Fedorov, et provoqué la colère de la rue et de l’opposition, le président ukrainien semble avoir contenu la fronde, mais en sort affaibli.
La Russie intensifie ses frappes en profondeur sur le sol ukrainien et poursuit sa guerre indirecte contre les autres pays européens, au moment où le soutien des Etats-Unis s’essouffle. Washington alerte sur une possible agression russe pour tester les défenses occidentales.
Ces attaques interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie se préparait à déployer davantage de soldats nord-coréens sur son territoire et avait reçu de nouveaux missiles balistiques en provenance de Pyongyang.
L'Ukraine compte acquérir 16 avions Rafale et des batteries antiaériennes, a annoncé Emmanuel Macron à l'issue du sommet de la "coalition des volontaires", qui a rassemblé lundi à Paris 37 pays soutenant militairement l'Ukraine. Le président français a également indiqué que la force multinationale destinée à se déployer en Ukraine une fois que les armes se seront tues va commencer à s'entraîner dans les "pays voisins" dans les "prochains mois".
Beaucoup de pays européens apparaissent tiraillés entre le souci de contribuer à l’effort ukrainien, la préservation d’une part d’ambiguïté stratégique sur leurs coopérations industrielles de défense, et la crainte de voir émerger un nouveau concurrent.
Le service fédéral de sécurité, successeur du KGB, duquel est issu le maître du Kremlin, ne cesse d’accroître son pouvoir sur les choix militaires et sur les décisions politiques. Entre blocages d’Internet, propagande à l’école et poursuites judiciaires, sa toile s’étend sur toute la société russe.