Le Kremlin entend poursuivre l'effort de guerre et a décidé d'augmenter les impôts. Les entrepreneurs russes rechignent à investir, de peur de voir leurs actifs saisis par l'Etat.
Kiev (Ukraine) (AFP) – La Russie a bombardé de nouveau la capitale ukrainienne lundi, frappant cette fois en plein jour l'Académie des Sciences et un centre médical, faisant au moins un mort et plusieurs blessés, ont indiqué les autorités.
Steve Witkoff et Jared Kushner se sont entretenus pendant plus de trois heures avec Vladimir Poutine, samedi soir au Kremlin, avant de se rendre à Kiev ce dimanche.
La frappe, qui visait un dépôt de munitions en périphérie de Kiev, est l’une des plus violentes subies par l’oblast depuis le début de l’invasion russe.
L’ex-ministre de la défense avait réclamé, dans une vidéo publiée mardi, la tenue d’un scrutin malgré la guerre, tout en dénonçant la corruption au sein du pouvoir. « Des élections maintenant, ce serait un tsunami qui fracturerait l’Ukraine », a répondu Volodymyr Zelensky.
Après avoir limogé son populaire ministre de la défense, Mykhaïlo Fedorov, et provoqué la colère de la rue et de l’opposition, le président ukrainien semble avoir contenu la fronde, mais en sort affaibli.
La Russie intensifie ses frappes en profondeur sur le sol ukrainien et poursuit sa guerre indirecte contre les autres pays européens, au moment où le soutien des Etats-Unis s’essouffle. Washington alerte sur une possible agression russe pour tester les défenses occidentales.
Ces attaques interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie se préparait à déployer davantage de soldats nord-coréens sur son territoire et avait reçu de nouveaux missiles balistiques en provenance de Pyongyang.