En période électorale, le gouvernement ne veut pas pénaliser les automobilistes. Washington va réassurer les tankers dans le détroit d'Ormuz jusqu'à 20 milliards de dollars. Les stocks de la réserve stratégique nationale de pétrole sont très bas.
Par Solveig Godeluc
A huit mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump a pris de gros risques électoraux avec sa guerre en Iran. En une semaine, les prix à la pompe sont passés de 2,98 à 3,32 dollars le gallon vendredi. Au début du conflit, 45 % des électeurs avaient signalé dans un sondage Ipsos/Reuters qu'ils seraient moins enclins à voter Trump en cas de renchérissement de l'essence.
Or avec l'intensification des frappes israélo-américaines, le blocage du détroit d'Ormuz, les interruptions de production au Koweït, la facture n'a pas fini de s'alourdir pour les automobilistes et les ménages en général. Car même si les Etats-Unis produisent du pétrole en abondance, leur économie ne fonctionne pas en vase clos. La hausse des prix à l'international se répercute sur le marché domestique.