Cour Pénale Internationale

Les États-Unis sanctionnent une juge canadienne de la Cour pénale internationale

Auteur: Agence France-Presse Source: Radio Canada
Août 20, 2025 at 12:51
Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye (Photo d'archives)  Photo : Reuters / PIROSCHKA VAN DE WOUW
Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye (Photo d'archives) Photo : Reuters / PIROSCHKA VAN DE WOUW

Les sanctions américaines visent également un juge français et deux procureurs de la CPI.


Les États-Unis ont annoncé mercredi prendre de nouvelles sanctions visant deux juges français et canadien, ainsi que deux procureurs, de la Cour pénale internationale (CPI), devenue la bête noire de l'administration Trump.

Cela vient s'ajouter aux sanctions annoncées début juin qui avaient visé quatre autres magistrates de la CPI. Et en février, les États-Unis ont sanctionné le procureur de la CPI, Karim Khan.

Aujourd'hui, je désigne Kimberly Prost du Canada, Nicolas Guillou de France, Nazhat Shameem Khan des Fidji et Mame Mandiaye Niang du Sénégal, pour avoir directement participé aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, détenir ou poursuivre des ressortissants des États-Unis ou d'Israël, sans le consentement de l'un ou l'autre de ces pays, a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio dans un communiqué.

Les États-Unis ont clairement et fermement exprimé leur opposition à la politisation de la CPI, a-t-il ajouté, en soulignant que l'institution basée à La Haye représentait une menace pour la sécurité nationale et a été utilisée comme un instrument de guerre juridique contre les États-Unis et leur proche allié Israël.

Les États-Unis s'offusquent en particulier des procédures ayant visé des soldats américains en Afghanistan, suspectés de crimes de guerre présumés ou encore les mandats d'arrêt de la CPI contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans la guerre à Gaza.

 

Des juges siègent au tribunal.
La juge Kimberly Prost (rangée du haut, à droite) alors qu'elle siégeait en juin 2024 à la Cour pénale internationale. Présents également le juge Antoine Kesia-Mbe Mindua (au centre) et la juge Tomoko Akane (rangée du haut, à gauche). (Photo d'archives) PHOTO : ASSOCIATED PRESS / PETER DEJONG

Les mesures annoncées consistent en une interdiction d'entrée sur le sol américain et le gel des avoirs éventuels détenus aux États-Unis et toute transaction financière avec eux.

 

Israël salue le geste de l'administration Trump

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué mercredi les sanctions américaines annoncées contre plusieurs magistrats de la Cour pénale internationale (CPI).

Je félicite Marco Rubio, le secrétaire d'État des États-Unis, qui a décidé d'imposer des sanctions contre les juges de la Cour pénale internationale à La Haye, déclare M. Netanyahou dans un communiqué publié par son bureau.

C'est une action décisive contre la campagne de diffamation et de mensonges visant l'État d'Israël (et son armée) en faveur de la vérité et de la justice, ajoute le premier ministre, lui-même visé depuis novembre 2024 par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza.

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