Le sénateur démocrate Bernie Sanders tente de mobiliser les élus contre la vente d’armes à l’Etat hébreu, alors que de plus en plus d’Américains se montrent critiques envers les guerres ménées par Israël au Moyen-Orient.
Par Piotr Smolar
Dans le débat américain, aucun pays étranger ne suscite de réactions aussi vives qu’Israël, fracturant chaque camp politique. Un nouveau consensus majoritaire semble se dessiner dans l’opinion publique, qui tarde à se traduire en décisions : la volonté de mettre un terme au statut particulier de cet Etat allié. Mercredi 15 avril, le Sénat devait avoir l’occasion de se positionner sur cette évolution, accélérée par les guerres en série menées par Israël au Moyen-Orient depuis l’attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023.
Deux textes – des résolutions de désaccord – devaient être soumis au vote des sénateurs pour s’opposer à des ventes d’armes à I’Etat hébreu. Le premier concerne la livraison de bombes d’environ 450 kilos. Le second, celle de bulldozers D-9, outil privilégié de l’armée israélienne pour conduire des démolitions de bâtiments civils, que ce soit dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ou dans le Liban sud. Le sénateur démocrate Bernie Sanders (Vermont) est en pointe dans ce dossier.
Avec ses collègues Chris Van Hollen (Maryland), Jeff Merkley (Oregon) et Peter Welch (Vermont), il veut tenter de bloquer la vente de près de 660 millions de dollars (560 millions d’euros) d’armements. « Compte tenu des destructions horribles que le gouvernement extrémiste d’Israël a infligées à Gaza, à l’Iran et au Liban, la dernière chose que les contribuables américains devraient faire aujourd’hui est de fournir 22 000 nouvelles bombes au gouvernement de Nétanyahou », a noté Bernie Sanders dans un communiqué.
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