Colombie

La Colombie, côté Caraïbes

Auteur: admin, Marie-Julie Gagnon (Collaboration spéciale) Source: Le Devoir
Mars 31, 2025 at 09:18
Photo: Marie-Julie Gagnon Santa Cruz del Islote, dans l’archipel de San Bernardo
Photo: Marie-Julie Gagnon Santa Cruz del Islote, dans l’archipel de San Bernardo

Dans le palmarès des 20 destinations les plus abordables selon HelloSafe, un comparateur de produits financiers, a Colombie séduit par sa grande diversité. Entre les visites culturelles, les plages idylliques, les sentiers de randonnée et les bonnes tables, Carthagène et la côte caraïbe ont de quoi plaire à tous, à 5 heures 30 minutes d’avion de Montréal.


Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Dans le palmarès des 20 destinations les plus abordables selon HelloSafe, un comparateur de produits financiers, a Colombie séduit par sa grande diversité. Entre les visites culturelles, les plages idylliques, les sentiers de randonnée et les bonnes tables, Carthagène et la côte caraïbe ont de quoi plaire à tous, à 5 heures 30 minutes d’avion de Montréal.

Il est à peine 10 h et, déjà, la chaleur ralentit le pas. Sur la Plaza de San Pedro Claver, des personnages de ferraille imaginés par l’artiste Edgardo Carmona jouent aux échecs sous le regard intrigué des passants. Près de l’une des portes qui permettent d’accéder à la ville fortifiée, Keyla, guide de Beyond Colombia, raconte au petit groupe de touristes l’histoire de Catalina, autochtone kidnappée à l’âge de 14 ans. « Elle a été vendue comme esclave à Saint-Domingue. Là-bas, elle a appris l’espagnol. » Une vingtaine d’années plus tard, en 1533, le conquistador Pedro de Heredia la ramena à Carthagène pour en faire son interprète. Au fil du temps, Catalina est devenue une sorte de Pocahontas colombienne.

Décrite comme la meilleure introduction à l’histoire de Carthagène, la visite gratuite de Beyond Columbia aborde tant l’histoire de la ville que l’embourgeoisement de Getsimaní, « quartier le plus cool de la Colombie », selon Keyla.

Photo: Marie-Julie GagnonLe quartier Getsimaní de Carthagène
 

Classée par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, la vieille ville encerclée par 12 km de remparts et de forts conserve un charme fou. C’est pourtant à deux pas du centre historique que se trouvait l’un des plus importants ports d’entrée de la traite négrière d’Amérique latine. Keyla évoque la manière dont les esclaves ont jadis pu constituer la « carte de la liberté », qui menait à un village où s’étaient réfugiés les marrons. « La manière de communiquer où se trouvait cet endroit secret était en tressant les cheveux des femmes. »

Ce lieu secret se trouvait à 60 km de Carthagène, dans les terres. Fondé au début du XVIIe siècle, San Basilio de Palenque a été déclaré chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2005. Comme les femmes étaient les seules à pouvoir pénétrer dans la maison des maîtres, elles mémorisaient les cartes, qu’elles reproduisaient en tressant les cheveux.

La visite la plus marquante reste toutefois celle du studio du groupe Kombilesa Mi. En intégrant des mots palenquero à ses chansons hip-hop, le groupe enseigne cette langue en voie de disparition aux enfants.

 

D’une île à l’autre

En approchant des îles San Bernardo, l’eau translucide laisse entrevoir la richesse de la vie sous-marine. On comprend rapidement pourquoi plusieurs voyageurs optent pour Tintipán. Au-dessus de l’eau turquoise, une vacancière se balance comme une gamine. Plus loin, les plages invitent au farniente.

À environ deux heures de navigation de Carthagène, les îles San Bernardo ont des airs de paradis perdu. On y croise surtout des voyageurs « sac au dos ». Les bateaux font escale dans différentes îles, au gré des réservations des passagers. C’est l’occasion de reluquer les hôtels qui inondent Instagram, mais aussi de découvrir des lieux plus en retrait.

Pas de plage ni de wifi à Santa Cruz del Islote, mais aussi très peu de touristes : on y trouve une seule auberge de six chambres (dont un dortoir mixte), avec un restaurant au menu très limité. C’est tôt le matin et en début de soirée que le charme opère, alors que les pêcheurs quittent ou rentrent sur l’île de quelque 800 habitants entassés sur un tout petit hectare. Même sans sortir de l’auberge, on a l’impression d’être immergé dans la vie du village, avec ses bons et ses mauvais côtés (les coqs insomniaques aux cordes vocales bien déliées, on en parle ?). « L’île est artificielle et existe depuis 223 ans, explique la guide Kerelis Maria Berrio. Elle a été construite par des pêcheurs qui sont venus de Baru. Elle est faite de coquillages, de pierres et de béton. »

 

Photo: Marie-Julie GagnonL'auberge Santa Cruz del Islote
Photo: Marie-Julie GagnonL'auberge Santa Cruz del Islote

 

armi les excursions les plus populaires dans le secteur, l’observation des planctons luminescents, en soirée, semble faire l’unanimité. Il est aussi possible de se rendre sur les plages des îles environnantes ou simplement de patauger, muni d’un masque, d’un tuba et de palmes, pour observer les coraux.

Beaucoup plus proche de Carthagène, à la Isla Tierra Bomba, Blue Apple propose une atmosphère totalement différente. Accessible en une vingtaine de minutes de bateau, le site compte 11 luxueuses cabanes écoresponsables qui donnent envie de jeter l’ancre pour un siècle (ou deux). Si l’endroit est très calme la nuit, le jour, jusqu’à 150 vacanciers peuvent venir profiter de la piscine et de la musique du beach club. Les week-ends, des DJ se relaient pour faire danser la foule. Des événements avec des chefs invités sont organisés à différents moments de l’année.

 

Photo: Marie-Julie GagnonL’une des 11 cabanes de Blue Apple, à la Isla Tierra Bomba
Photo: Marie-Julie GagnonL’une des 11 cabanes de Blue Apple, à la Isla Tierra Bomba
 

C’est toutefois sur la terre ferme, à Palomino, à 293 km de Carthagène, que convergent un nombre grandissant de nomades numériques et d’adeptes de yoga. Bien que les vagues découragent la majorité des baigneurs, le secteur a un certain charme. On nous glisse toutefois que, de bohème, l’esprit bascule lentement du côté bourgeois de la force. À chacun sa définition du paradis !

Une partie des frais de ce voyage ont été payés par Air Transat, ProColumbia et certains des hébergements mentionnés, qui n’ont eu aucun droit de regard sur ce texte.

 

De Minca à Rincón del Mar

Marisol Turcot et son conjoint s’apprêtent à vivre un troisième séjour ensemble en Colombie. Les plus grands coups de cœur de la créatrice de Couleurs et végétaux ? Mondo Nuevo Eco Lodge, dans les montagnes de Minca, et Dos Aguas Lodge, à Rincón del Mar. « Mondo Nuevo donne l’impression d’être perché dans les montagnes, au milieu de nulle part, dit-elle. La vue est presque à 360 degrés. » Des repas végétariens préparés avec les légumes produits sur place sont au menu et de nombreuses activités sont possibles, de la randonnée à l’ornithologie en passant par la visite d’une finca de café. « Ricon del mar est, quant à lui, un village de pêcheur qui semble figé dans le temps, poursuit-elle. C’est ultra-tranquille. […] Il n’y a même pas de rue pour se rendre au Dos Aguas. On accède à l’accueil par la plage ! » mundonuevo.com.co et dosaguas.co/en 

 

Infos pratiques

S’y rendre. Air Transat propose trois vols hebdomadaires sans escale entre Montréal et Carthagène jusqu’à la fin avril.

S’y déplacer. Mieux vaut se renseigner auprès des hébergements réservés pour connaître la meilleure manière de s’y déplacer.

Où dormir. Entre l’auberge de jeunesse Sociatel (anciennement Selina) et l’opulente Casa San Agustin, membre de la prestigieuse association The Leading Hotels of the World, Townhouse affiche chic et désinvolture dans une atmosphère résolument branchée. 

Pour visiter Palenque. Impulse Travel Experiences propose une formidable visite guidée au départ de Carthagène.

Bon à savoir. Une taxe d’entrée d’environ 85 $ en pesos colombiens (COP) doit être payée à l’arrivée. Mieux vaut toujours avoir de l’argent comptant sur soi — sachez que les frais pour retirer dans les guichets automatiques sont exorbitants —, surtout si l’on se rend dans les îles.

WhatsApp est la manière la plus populaire de communiquer sur place, tant pour réserver des hébergements que des transports. Et non, tout le monde ne parle pas anglais, même dans les lieux touristiques !

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

 
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