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Groenland : le Danemark voit une amélioration des relations avec les États-Unis

Source: Radio Canada
Le consulat américain à Nuuk, au Groenland, en mars 2025. (Photo d'archives)  Photo : Getty Images / Leon Neal
Le consulat américain à Nuuk, au Groenland, en mars 2025. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / Leon Neal

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a estimé samedi que la situation s'est améliorée avec les États-Unis concernant les velléités du président américain, Donald Trump, d'acquérir le Groenland, mais que la crise n'était « pas terminée ».

La crise n'est pas terminée et nous n'avons pas encore de solution, a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Nuuk, la capitale du territoire autonome danois, avant d'ajouter : Nous sommes dans une bien meilleure position maintenant qu'il y a quelques semaines.

Le chef de la diplomatie danoise a assuré qu'il n'y a aucune menace sur la table et aucune guerre commerciale avec l'Europe.

Depuis son retour à la Maison-Blanche il y a un an, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises son souhait de prendre le contrôle du Groenland, le justifiant par des questions de sécurité.

Il est revenu sur ses menaces le mois dernier après s'être entendu sur un cadre de négociation avec le chef de l'OTAN, Mark Rutte, devant offrir aux États-Unis une plus grande influence sur le territoire arctique.

Un groupe de travail réunissant le Groenland, le Danemark et les États-Unis a été mis sur pied pour discuter des préoccupations américaines concernant cette zone arctique, sans que des détails de ces contacts soient rendus publics.

Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Loekke Rasmussen et la ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand marchent côte à côte.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, s'entretiennent après une conférence de presse conjointe à Nuuk, au Groenland, le 7 février 2026.

Photo : Getty Images / IDA MARIE ODGAARD / AFP

La ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, s'exprimant au côté de M. Rasmussen, s'est félicitée que les parties soient désormais engagées dans un dialogue direct.

Mais nous n'en sommes pas encore arrivés là où nous voulons, a-t-elle ajouté, soulignant qu'il était trop tôt pour dire ce que donneraient ces discussions.

Le Danemark et le Groenland ont déclaré partager les préoccupations de Donald Trump sur les questions de sécurité, mais ont souligné que la souveraineté et l'intégrité territoriale étaient une ligne rouge dans les discussions.

Interrogé sur le respect de cette ligne rouge par les États-Unis dans les discussions en cours, M. Rasmussen a déclaré qu'il ne souhaitait pas entrer dans les détails, mais a ajouté qu'il considérait que cette ligne rouge avait été signifiée de manière claire par le Groenland et le Danemark.

Je considère donc [les discussions engagées] comme un signe clair qu'il doit y avoir un espace pour trouver une solution tout en respectant ces lignes rouges, a-t-il ajouté, soulignant que ces limites avaient été posées avant le début du dialogue avec Washington.

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