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2025 a été une année particulièrement meurtrière pour l’Ukraine, selon l’ONU

Source: Radio Canada
Des policiers se tiennent près d'un corps devant un immeuble d'habitation endommagé après une frappe russe à Kiev, en Ukraine, le vendredi 9 janvier 2026. (Photo d'archives)  Photo : Associated Press / Efrem Lukatsky
Des policiers se tiennent près d'un corps devant un immeuble d'habitation endommagé après une frappe russe à Kiev, en Ukraine, le vendredi 9 janvier 2026. (Photo d'archives) Photo : Associated Press / Efrem Lukatsky

Avec plus de 2500 civils tués, l'année 2025 a été « la plus meurtrière » en Ukraine depuis la première année de l'invasion russe en 2022, selon un rapport des Nations unies publié lundi.

Le nombre total de victimes civiles en Ukraine en 2025 a atteint au moins 2514 morts et 12 142 blessés, en hausse de 31 % comparativement à 2024 et de 70 % par rapport à 2023, selon le rapport de la mission de surveillance des droits de la personne de l'ONU en Ukraine (HRMMU).

Depuis le 24 février 2022, l'ONU a comptabilisé près de 15 000 civils tués et 40 600 blessés.

Mais le nombre réel de victimes est probablement considérablement plus élevé, notamment en raison de la difficulté d'accès à certaines zones, en particulier durant les premiers mois de l'invasion russe.

Armes de longue portée

Cette hausse est non seulement due à l'intensification des hostilités le long de la ligne de front, mais aussi à l'utilisation accrue d'armes de longue portée, a déclaré dans un communiqué Danielle Bell, la cheffe du HRMMU.

Moscou, de son côté, a affirmé avoir détruit une usine aéronautique de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, à l’aide d’un missile balistique Orechnik.

C’est la deuxième fois que la Russie utilise ce type de missile à moyenne portée capable de transporter des ogives nucléaires.

Le service ukrainien de sécurité (SBU) avait confirmé vendredi que la Russie avait frappé la région de Lviv avec ce type de missile.

Autre conséquence des bombardements russes, plus de 800 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage à Kiev, a annoncé lundi le maire Vitaly Klitschko, plus de trois jours après les frappes massives qui ont affecté la moitié de la capitale ukrainienne.

Des personnes se réfugient dans une station de métro pendant les frappes aériennes russes à Kiev le 27 décembre 2025.
Des personnes se réfugient dans une station de métro pendant les frappes aériennes russes à Kiev le 27 décembre 2025. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / SERHII OKUNEV

Un journaliste de l'AFP a vu à Kiev lundi des dizaines de personnes manger à la lumière de leurs téléphones ou d'éclairages de secours dans une cafétéria pendant une coupure de courant, tandis que vrombissaient plusieurs générateurs alimentant les commerces à proximité.

Les bombardements de vendredi avaient provoqué des coupures de chauffage dans près de 6000 bâtiments, selon la municipalité qui avait appelé les habitants qui le pouvaient à évacuer temporairement la ville, en proie à des températures froides oscillant entre -7 °C et -15 °C.

La Russie s'en prend délibérément aux systèmes dont dépendent les civils pour leurs besoins essentiels, ainsi qu'aux personnes qui les réparent, a dénoncé sur X la première ministre Ioulia Svyrydenko.

La Russie s'est emparée en 2025 de plus de 5600 km2, soit 0,94 % de la superficie de l'Ukraine, davantage que dans les années 2024 et 2023 réunies, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l'étude des conflits.

Les efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale se sont intensifiés ces derniers mois, mais n'ont pas permis d'avancée concrète à ce stade.

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