Cela fait maintenant plus de vingt ans que la Chine oeuvre à réduire sa dépendance aux flux pétroliers maritimes, ce qui la rend aujourd'hui par exemple moins sensible à l'envolée des cours du brut que l'Inde. Dans ce contexte, les analystes de Goldman Sachs se montrent notamment très favorables à deux compagnies pétrolières chinoises.
Par Denis Lantoine
L'embrasement des prix du pétrole est bien entendu le fait marquant de ce début de semaine pour les marchés mondiaux. Car cette envolée des cours de l'énergie alimente les craintes de choc inflationniste mondial. Pour autant, alors même que Pékin a fixé son objectif de croissance économique dans la fourchette de 4,5 à 5% cette année tout en souhaitant faire mieux dans les faits, selon le dernier rapport d'activité du gouvernement présenté à l'Assemblée populaire nationale, plus haut organe législatif du pays, la Chine a les moyens de mieux résister à un pétrole à plus de 100 dollars le baril, comme c'est aujourd'hui le cas.