PORTRAIT - L’ancien procureur avait 81 ans et laisse son nom à un épais rapport sur l’ingérence russe dans la campagne de 2016, que Trump dénonce depuis comme une cabale politique destinée à l’abattre.
Par Adrien Jaulmes
La mort de l’ancien procureur Robert Mueller samedi à l’âge de 81 ans a été saluée avec satisfaction par Donald Trump : « Tant mieux, je suis content qu’il soit mort. Il ne pourra plus faire de mal à des innocents ! », a écrit le président américain en guise d’épitaphe. Mueller, ancien procureur fédéral, puis directeur du FBI, ex-officier du corps des Marines, avait vu sa longue carrière s’achever par l’une des missions les plus difficiles jamais confiées à un magistrat américain : enquêter sur les liens entre la campagne électorale d’un président nouvellement élu et les menées d’une puissance étrangère.
À la tête de la commission d’enquête formée par le Congrès en avril 2017, Robert Mueller avait déployé les mêmes qualités de méticulosité et de probité que dans ses précédentes fonctions. Ses conclusions, publiées après deux ans d’enquête en avril 2019 dans un épais rapport de 448 pages, avaient été aussi mesurées et factuelles que possible, sans toutefois répondre à…