Guerre en Iran : pourquoi une récession mondiale n'est pas à l'ordre du jour
Une crise économique n'est pas le scénario privilégié des économistes. Mais la croissance européenne s'en ressentira fortement si le prix du baril de pétrole reste élevé.
Une crise économique n'est pas le scénario privilégié des économistes. Mais la croissance européenne s'en ressentira fortement si le prix du baril de pétrole reste élevé.
Alors que l'armée américaine a visé l'île de Kharg, le hub pétrolier stratégique de l'Iran, le président des Etats-Unis affirme que d'autres pays « doivent participer » à la sécurisation du détroit d'Ormuz. De son côté, Emmanuel Macron plaide pour des discussions entre Israël et le Liban.
Ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre, Mark Carney dirige le Canada depuis un an. Face aux pressions commerciales américaines, le Premier ministre tente d'affirmer l'autonomie économique du Canada.
La croissance économique de la région va être revue à la baisse cette année en fonction de la durée du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l'Iran. Mais au-delà, c'est l'idée de havre de paix de ces pays qui est remise en cause.
EN IMAGES – La destruction du programme de missiles iraniens est l’un des objectifs affichés par l’administration Trump dans sa guerre contre la République islamique.
Maintenant que le président américain a mis le pied dans le champ de mines iranien, ses voies de sortie sont risquées et compliquées.
DÉCRYPTAGE - Jusque-là, Israël et les États-Unis avançaient à l’unisson dans leur guerre contre l’Iran, avec une coopération militaire exceptionnelle.
RÉCIT - Les déclarations belliqueuses de Donald Trump laissent présager d’une intervention militaire très prochainement contre l’île communiste.
Selon les services de renseignement israéliens, le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei, fils du défunt ayatollah Ali Khamenei, a été légèrement blessé lors des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Il n'est pas apparu en public depuis la mort de son père dans une frappe.
L'armée iranienne menace de cibler les intérêts économiques américains et israéliens dans le Golfe, dont les banques. Plusieurs établissements ont appelé à évacuer leurs bureaux, notamment à Dubaï.
Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, des systèmes antimissiles THAAD ont été déplacés. L’interrogation demeure quant à des missiles Patriot. Ces mouvements, s’ils sont confirmés, posent le problème du stock d’armement défensif dont dispose Washington.
En période électorale, le gouvernement ne veut pas pénaliser les automobilistes. Washington va réassurer les tankers dans le détroit d'Ormuz jusqu'à 20 milliards de dollars. Les stocks de la réserve stratégique nationale de pétrole sont très bas.
DÉCRYPTAGE - Israël et les États-Unis ont cherché à décapiter le régime iranien dès les premières heures de la guerre. Pourtant, l’Iran continue de frapper ses voisins.
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi la création d'une "coalition militaire" avec des alliés d'Amérique latine pour "éradiquer" les cartels, évoquant l'usage possible de missiles. Depuis la Floride, il a aussi affirmé que Cuba "vivait ses dernières heures". Douze dirigeants, dont Javier Milei, Daniel Noboa et Nayib Bukele, étaient présents.
Resté silencieux depuis le début des frappes sur l'Iran, le gouvernement de Narendra Modi nage entre deux eaux. S'il ne soutient pas ouvertement les États-Unis et Israël, dont il s'est rapproché, il n'a pas non plus lâché son partenaire iranien. Une position qui met à rude épreuve la neutralité traditionnelle de l'Inde au Moyen-Orient.