La Chine a « condamné fermement » la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, l'un des principaux relais de Pékin au Moyen-Orient. La crise menace les approvisionnements chinois en pétrole, mais la Chine pourrait s'en servir pour obtenir des gains diplomatiques.
Le métal précieux progresse de 3 %, à 5.400 dollars. Les investisseurs se ruent sur les actifs tangibles, alors que les risques géopolitiques et économiques s'accumulent. La défiance envers le dollar amplifie ce mouvement.
Au lendemain de la mort du guide suprême dans l'attaque israélo-américaine, l'Iran a entamé un deuil de 40 jours. Pour la journaliste Maya Khadra, spécialiste du Moyen-Orient, l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei représente une réelle rupture. Si le régime devait tomber, ce serait un changement avant tout venu de l'intérieur "par le peuple iranien qui, dans sa majorité, refuse ce régime théocratique et liberticide".
Selon un média d'État, la transition du pouvoir en Iran doit être assurée par un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei et d'Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux, membre du Conseil des Gardiens de la révolution. Il faut également compter sur le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ari Larijani.
Radio-Canada a recueilli les témoignages de plusieurs Iraniens qui vivent dans la République islamique au moment où les tensions entre Téhéran et Washington atteignent leur paroxysme.
«Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours», a déclaré le président américain dans un discours à Washington.
«Dans l’un de ses récents discours, le président américain a dit que depuis 47 ans l’Amérique n’a pas réussi à détruire la République islamique... Je vous le dis : vous n’y arriverez pas non plus», a déclaré Ali Khamenei.
Après la reprise de pourparlers sur le nucléaire avec Washington, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a indiqué lundi que l'Iran était prêt à "diluer" son uranium hautement enrichi si les États-Unis lèvent "toutes les sanctions".
Le vice-président américain estime qu’il est «très difficile» de faire de la diplomatie avec Téhéran, puisque c’est Ali Khamenei qui «prend les décisions», quand le président «n’a pas vraiment d’importance».
Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s’efforcent de réduire les tensions.