DÉCRYPTAGE - Israël et les États-Unis ont cherché à décapiter le régime iranien dès les premières heures de la guerre. Pourtant, l’Iran continue de frapper ses voisins.
Resté silencieux depuis le début des frappes sur l'Iran, le gouvernement de Narendra Modi nage entre deux eaux. S'il ne soutient pas ouvertement les États-Unis et Israël, dont il s'est rapproché, il n'a pas non plus lâché son partenaire iranien. Une position qui met à rude épreuve la neutralité traditionnelle de l'Inde au Moyen-Orient.
Après la mort du Guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une frappe israélienne, la question de sa succession se pose. Un nom, ou plutôt un prénom, Mojtaba, fils du défunt, revient souvent comme possible candidat. Figure secrète de la République islamique, il est considéré comme l'une de ses personnalités les plus influentes.
«Hier dans l’océan Indien (...) un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien qui pensait être en sécurité dans les eaux internationales. Au lieu de quoi, il a été coulé par une torpille», a déclaré Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a expliqué le moment de l'intervention américaine par la « menace imminente » de représailles iraniennes à une offensive israélienne devenue inéluctable.
RÉCIT - Paris, Berlin et Londres se préparent à « des actions défensives nécessaires et proportionnées » contre l’Iran. Une base britannique à Chypre a été visée par des tirs de drones.
La République islamique iranienne, cible d’une double offensive israélo-américaine, semble concentrer ses représailles dans les pays du Golfe sur les Émirats arabes unis, visés quotidiennement depuis samedi par des missiles et des drones iraniens. Décryptage avec Karim Sader.
La Chine a « condamné fermement » la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, l'un des principaux relais de Pékin au Moyen-Orient. La crise menace les approvisionnements chinois en pétrole, mais la Chine pourrait s'en servir pour obtenir des gains diplomatiques.
Le métal précieux progresse de 3 %, à 5.400 dollars. Les investisseurs se ruent sur les actifs tangibles, alors que les risques géopolitiques et économiques s'accumulent. La défiance envers le dollar amplifie ce mouvement.
Au lendemain de la mort du guide suprême dans l'attaque israélo-américaine, l'Iran a entamé un deuil de 40 jours. Pour la journaliste Maya Khadra, spécialiste du Moyen-Orient, l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei représente une réelle rupture. Si le régime devait tomber, ce serait un changement avant tout venu de l'intérieur "par le peuple iranien qui, dans sa majorité, refuse ce régime théocratique et liberticide".
Selon un média d'État, la transition du pouvoir en Iran doit être assurée par un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei et d'Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux, membre du Conseil des Gardiens de la révolution. Il faut également compter sur le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ari Larijani.