DÉCRYPTAGE - L’armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens meurtriers visant des Palestiniens dans la bande de Gaza, en dépit d’un accord-cadre conclu sur le désarmement du Hamas patronné par Donald Trump.
Par Marc Henry, Tel Aviv
Israël ne relâche pas la pression dans la bande de Gaza, au risque de provoquer l’ire de Donald Trump. En l’espace de trois jours, quinze Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors «d’éliminations ciblées», visant des responsables islamistes, selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas, qui a précisé qu’au moins trois enfants figurent parmi les victimes collatérales de cinq raids nocturnes. Le porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que plusieurs «terroristes» ont été visés.
Des ministres israéliens ont clairement fait savoir qu’il n’était pas question de mettre un terme à ces attaques en dépit de l’annonce jeudi dernier par Donald Trump d’un accord-cadre, qui doit permettre à terme, le désarmement du Hamas, responsable des massacres du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël. En parallèle, l’accord prévoit un retrait militaire israélien par étapes de la bande de Gaza, qu’elle occupe actuellement à plus 60%, le reste étant resté sous le contrôle du Hamas.
Un démarrage pour le moins incertain