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Israel & Palestine 4 min de lecture

Jared Kushner doit rencontrer Nétanyahou lundi, après avoir parlé au Hamas

Source: Radio Canada
Jared Kushner (centre) se tient entre le président américain Donald Trump et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à la Maison-Blanche, à Washington, le 25 mars 2019.  Photo : Reuters / Carlos Barria
Jared Kushner (centre) se tient entre le président américain Donald Trump et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à la Maison-Blanche, à Washington, le 25 mars 2019. Photo : Reuters / Carlos Barria

Agence France-Presse

L'émissaire américain Jared Kushner doit rencontrer lundi en Israël le premier ministre Benyamin Nétanyahou pour faire avancer le plan de paix américain à Gaza, auquel le dirigeant a opposé jusqu'à présent une fin de non-recevoir.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, a rencontré dimanche des dirigeants du mouvement palestinien Hamas en Égypte.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Benyamin Nétanyahou a rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement véritable du Hamas.

Selon des sources ayant requis l'anonymat, M. Kushner a insisté dimanche, lors d'une rencontre avec des membres de la direction du Hamas, sur le désarmement du mouvement et a appelé à des mesures vérifiables.

Il a fait savoir que Gaza ne pourra plus jamais être une source de terreur pour Israël, a déclaré une de ces sources.

Le Hamas, qui gouverne la bande de Gaza depuis 2007, avait revendiqué l'attaque sanglante du 7 octobre 2023 en territoire israélien, provoquant en retour une guerre meurtrière dans l'enclave.

M. Kushner a aussi insisté sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon les sources.

Établir un calendrier

Le mouvement islamiste a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) – un organe créé par le Conseil de Paix – composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Ils sont attablés.
Des responsables participent à la première réunion du Conseil de Paix à l'Institut Donald J. Trump pour la paix, le 19 février 2026, à Washington. Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

À l'issue de la réunion avec M. Kushner, le Hamas a dit avoir appelé les médiateurs et le Conseil de Paix à assumer leurs responsabilités et à contraindre l'occupation [Israël, NDLR] [...] à approuver la feuille de route américaine et commencer à établir un calendrier pour sa mise en œuvre.

Selon Al-Qahera News, un média proche de l'État égyptien, Jared Kushner avait auparavant rencontré des responsables des pays médiateurs (Égypte, Qatar et Turquie) ainsi que Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza du Conseil de Paix, un organe créé par Donald Trump pour mettre en œuvre le plan de paix américain.

Il s'est aussi entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, avait rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Pendant des années, les États-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes. Mais, afin de mettre fin à ce conflit dévastateur, l'administration Trump s'est montrée plus ouverte à des contacts directs.

Le Conseil de Paix avait indiqué vendredi que M. Kushner devait, outre l'Égypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov.

Nous allons écouter les préoccupations soulevées, a indiqué une source au sein de cette instance.

Dans un communiqué commun, huit pays musulmans, dont l'Égypte, le Qatar et la Turquie, ont condamné le rejet israélien de la dernière feuille de route, estimant qu'il compromettait les efforts collectifs visant à parvenir à une paix juste et durable.

Mort et blessés à Gaza

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

À Gaza, le 16 août 2026, des Palestiniens récupèrent du fer dans les décombres des bâtiments détruits par les frappes aériennes israéliennes, afin de le réparer et de le recycler pour la construction, la fabrication de tentes ou la revente.
À Gaza, le 16 août 2026, des Palestiniens récupèrent du fer dans les décombres des bâtiments détruits par les frappes aériennes israéliennes, afin de le réparer et de le recycler pour la construction, la fabrication de tentes ou la revente. Photo : Associated Press / Jehad Alshrafi

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison près de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Djihad islamique, un allié du Hamas.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées près de Khan Younès, dans le sud, où le corps d'un enfant a été retrouvé après qu'il eut été tué samedi par des tirs israéliens, selon la même source.

Au moins 1262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.

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