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Après Davos, Mark Carney lance un appel à l’unité canadienne

Source: Radio Canada
Mark Carney, premier ministre du Canada, est de retour d'une mission à l'étranger, notamment à Davos, où il prononcé un discours remarqué.  Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Mark Carney, premier ministre du Canada, est de retour d'une mission à l'étranger, notamment à Davos, où il prononcé un discours remarqué. Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le premier ministre Mark Carney, qui se trouve à Québec pour une retraite ministérielle de deux jours après son voyage à Davos, a souligné jeudi l'importance de l'unité au sein du Canada pour faire face aux menaces extérieures.

Au Canada, c’est lorsque nous sommes unis que nous sommes les plus forts, a dit M. Carney dans un discours prononcé dans la Citadelle.

Ce lieu est emblématique : construite par les Britanniques au début du XIXe siècle pour protéger la ville de Québec d'une éventuelle invasion américaine, cette forteresse située au coeur de la capitale québécoise sert encore aujourd'hui de base militaire. Elle est également l'une des deux résidences officielles de la gouverneure générale du Canada.

Reconnaissant l'importance historique de ce lieu, M. Carney a fait l'éloge de la Confédération. Notre pays a été bâti sur le socle de trois peuples : autochtone, français et britannique, a-t-il dit, avant de mettre l'accent sur l'importance du Québec au sein du Canada, faisant allusion aux fois où la province a voté à deux reprises par référendum contre la proposition d'accéder à l'indépendance.

Ce pacte [de la Confédération] a été renouvelé lorsque Wilfrid Laurier a gouverné un pays qui avait autrefois conquis son peuple, a rappelé M. Carney.

Il a été renouvelé avec l’avènement du bilinguisme officiel, a-t-il encore dit. Il a été renouvelé lorsque les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations, méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé.

Tandis que le Parti québécois (PQ) reste en tête dans les sondages, à l'approche des élections provinciales, la promesse de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, de tenir un référendum dans un premier mandat suscite des inquiétudes à Ottawa. Début décembre, Radio-Canada indiquait que des membres du gouvernement Carney ont eu des discussions cet automne pour déterminer comment Ottawa devrait répondre au discours péquiste.

L'allocution de Mark Carney survient deux jours après son discours très remarqué devant le Forum économique mondial à Davos, durant lequel il a appelé les puissances moyennes, comme le Canada à tenir tête aux forces hégémoniques.

Ces propos ont visiblement irrité le président américain Donald Trump qui, le lendemain, a rappelé à l'ordre M. Carney en affirmant que le Canada existe grâce aux États-Unis. Jeudi, de Québec, Mark Carney lui a répliqué.

Le Canada et les États-Unis ont bâti un partenariat remarquable dans les domaines de l'économie et de la sécurité, et ont enrichi leurs échanges culturels. Mais le Canada ne vit pas grâce aux États-Unis. Le Canada prospère parce que nous sommes Canadiens.

Une citation deMark Carney, premier ministre du Canada

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