Donald Trump a lancé des avertissements au premier ministre canadien, au lendemain d'un discours de Mark Carney fort remarqué à l'international.
Le président américain, Donald Trump, prononce un discours au Forum économique mondial de Davos, dans un climat tendu marqué par ses menaces d'annexion du Groenland et les représailles tarifaires qu'il brandit contre des pays membres européens de l'OTAN.
Tellement d'amis, quelques ennemis, a-t-il lancé d'emblée, au début d'un discours marqué de pointes aux alliés traditionnels des États-Unis et débité d'un ton inhabituellement monocorde, mais impérialiste.
Le Canada vit grâce aux États-Unis, a-t-il lancé au lendemain d'un discours du premier ministre Mark Carney fort remarqué à l'international. Souviens-t'en, Mark la prochaine fois que tu fais des déclarations, a-t-il dit.
Mardi, M. Carney, sans nommer le président américain, a parlé d'un monde en pleine rupture et appelé les puissances moyennes à s’unir pour faire face aux forces « hégémoniques ».
Le Groenland et l'OTAN
Donald Trump a par ailleurs dit chercher des négociations immédiates pour l'acquisition du Groenland. Je n'utiliserai pas la force , a-t-il cependant déclaré.
Tout ce que demandent les États-Unis, c'est le Groenland, a-t-il dit. Affirmant avoir du respect pour le Groenland et le Danemark, il a reproché au Danemark d'être ingrat.
Vous n'auriez plus d'OTAN si ce n'était pas de moi, a-t-il aussi affirmé.
L’Europe ne va pas dans la bonne direction, a-t-il assené, disant qu'il ne reconnaissait plus plusieurs pays qu'il a accusés de permettre une immigration de masse et dénonçant les éoliennes.
On peut en débattre, mais il n’y a pas de débat. […] Je ne veux insulter personne en disant : je ne la reconnais plus. Et ce n’est pas dans un sens positif. C’est dans un sens très négatif, a-t-il dit.
Vantant un miracle économique au lendemain du premier anniversaire de son retour au pouvoir, il s'est notamment targué d'avoir ramené des investissements massifs et défait l'inflation aux États-Unis.
Il a aussi vanté les droits de douane qu'il avait imposés aux autres pays afin de compenser, a-t-il dit pour les dommages qu'ils avaient occasionnés.
En retard
L'allocution du président n'a commencé que quelques minutes après l'heure prévue, malgré une arrivée tardive en Suisse.
L'avion présidentiel Air Force One avait dû rebrousser chemin en raison d'un problème électrique mineur qui a forcé un changement d'avion.
Selon une source allemande de l'agence Reuters, la rencontre prévue avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, a été annulée en raison de ce retard.
Plus de détails suivront.