Le chef de l’Etat, qui quittera ses fonctions le 13 mai 2027, entend laisser l’image d’un président actif jusqu’à la dernière minute. Il a pu regagner, sur la scène internationale, une partie du crédit perdu sur la scène intérieure.
Par Nathalie Segaunes
Le compte à rebours est enclenché pour Emmanuel Macron : le 13 mai 2027 à minuit, le second mandat du président de la République sera clos. D’ici là, les Français suivront au fil des semaines, tel un calendrier de l’Avent républicain, les « dernières fois » du chef de l’Etat, du dernier 14-Juillet aux derniers vœux télévisés. Des rendez-vous au cours desquels « on ne va pas en faire trop », promet son entourage, tout en envisageant un 14-Juillet à coloration européenne, auquel pourraient participer tous les chefs d’Etat engagés dans la « coalition des volontaires » pour l’Ukraine.
A l’Elysée, la question de l’« après »-13 mai 2027 est taboue. Emmanuel Macron, qui aura alors 49 ans, ne laisse rien soupçonner de ses intentions. Lorsqu’il a lâché, fin avril, à Chypre, qu’il n’entendait pas faire de « politique » une fois refermée la parenthèse présidentielle, ses conseillers se sont empressés de rectifier le tir : il fallait comprendre qu’il ne s’impliquera pas dans la vie politique « partisane », comme a notamment pu le faire son lointain prédécesseur Valéry Giscard d’Estaing. « Parti de rien » en 2016, le locataire de l’Elysée « dit toujours qu’il ne faut pas s’embourgeoiser », rapporte l’un de ses proches.
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