La présidente de la Banque centrale européenne a fait savoir qu’elle envisageait de mettre fin à son mandat avant son terme prévu en octobre 2027. Trois candidats se préparent, tandis que la France pourrait convoiter la place de chef économiste.
Les grandes manœuvres pour prendre la succession de Christine Lagarde ont commencé. En faisant opportunément fuiter dans la presse, mi-février, qu’elle n’excluait pas de partir avant la fin de son mandat, prévu normalement fin octobre 2027, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a forcé les candidats à se découvrir, et les Etats de la zone euro, à commencer leur jeu de lobbying.
Le départ avancé de Christine Lagarde n’est certes pas encore acté. La Française, qui serait en discussion pour prendre la tête du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, se contente de dire publiquement qu’elle n’a « pas pris de décision » sur son avenir. Mais ce non-démenti est suffisant pour lancer la bataille.
La succession – qui sera décidée par les chefs d’Etat et de gouvernement des 21 pays de la zone euro – s’accompagne de deux autres changements qui vont profondément remodeler la BCE d’ici à la fin 2027 : le poste de chef économiste, actuellement occupé par l’Irlandais Philip Lane, sera vacant en mai 2027 ; celui d’Isabel Schnabel, la très influente Allemande en poste au directoire, se termine en décembre 2027. A cela s’ajoute le départ du vice-président, l’Espagnol Luis de Guindos, qui sera remplacé début juin par le Croate Boris Vujcic.
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