Pour la deuxième fois de la saison, le club breton de rugby délaisse son stade de la Rabine. Dimanche, il va disputer son match de championnat contre la formation girondine dans l’enceinte historique de l’équipe de football du FC Nantes.
Les supporteurs du RC Vannes (RCV) savent se sentir à la maison en tapissant les tribunes de « Gwenn ha Du », le drapeau breton noir et blanc. Ajouté aux couleurs bleu marine du club, cet étendard sera déployé dans les travées du stade de la Beaujoire à Nantes, dimanche 8 novembre (15 heures), pour le match de Top 14 contre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB). Cette nouvelle délocalisation témoigne combien le RCV, pourtant dernier du championnat, peut compter sur un soutien populaire massif, capable de remplir les plus grandes enceintes par-delà son habituel écrin de la Rabine.
Les quelque 35 000 spectateurs attendus constituent un record dans l’histoire du club morbihannais pour un match « à domicile ». Cet événement devrait se jouer à guichets fermés malgré son décalage d’un jour à cause des mobilisations des forces de l’ordre le samedi après-midi précédent. Le TER reliant Vannes à Nantes, réservé aux supporteurs pour un prix de 10 euros le billet, a vu ses places se vendre en quelques minutes, comme celles de l’enceinte du FC Nantes.
« On constate un capital sympathie, un attachement réel qui nous surprend un peu parfois et nous oblige à bousculer les équilibres établis », apprécie Martin Michel, directeur général du club et artisan d’une stratégie de délocalisation qui devient une marque de fabrique. « Cela correspond à une appétence d’une partie du territoire français qui a une faim de rugby au plus haut niveau », poursuit-il. La dernière excursion date du 19 septembre, lors d’un match perdu face au Stade toulousain (23-29), dans un Roazhon Park plein à craquer.
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