De nombreux clubs, ainsi que l’équipe nationale, sont dirigés par des Français. Une « marque de confiance » qui suscite également de l’agacement.
Par Théodore Laurent
La défaite n’a pas entamé la bonne humeur. En ce soir d’octobre, la Côte d’Ivoire vient de s’incliner face au Cameroun (0-1), au stade Alassane-Ouattara, à Abidjan. Pas abattus, les supporteurs entonnent leur fameux chant : « On n’a pas gagné, on s’en fout ! ». Mais, derrière les visages enjoués, certains soulignent la responsabilité du sélectionneur Hervé Renard, qui a aligné une équipe remaniée. Reconnaissable à sa célèbre chemise blanche cintrée, le Français a pris ses fonctions quelques semaines plus tôt. Un retour aux affaires, onze ans après son sacre continental avec les Eléphants.
Sur la trentaine de sélectionneurs passés par la Côte d’Ivoire, 15 possèdent la nationalité française. Un nombre considérable qui reflète néanmoins une pratique plutôt courante sur le continent, notamment dans les pays francophones. Mais, du côté d’Abidjan, les entraîneurs français ont noué des liens plus étroits avec le football local. Ils y ont glané de nombreux titres et contribué à son développement.
En mai 2026, Julien Chevalier a remporté son quatrième championnat avec l’ASEC Mimosas, devenant ainsi le deuxième entraîneur à atteindre cette performance. Cette saison, une des surprises de la Ligue 1 ivoirienne, le FC Yamoussoukro, est dirigé par un de ses compatriotes. Comment expliquer cette proximité entre le football ivoirien et les entraîneurs français ?
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