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« Je peux détruire un pays, mais pas le taxer » : les paroles courroucées de Trump après l'annulation de ses droits de douane réciproques

Source: Les Echos:::
Donald Trump critique vivement la Cour suprême après l'annulation de ses droits de douane réciproques, qu'il qualifie de décision 'profondément décevante' et 'ridicule'. (REUTERS)
Donald Trump critique vivement la Cour suprême après l'annulation de ses droits de douane réciproques, qu'il qualifie de décision 'profondément décevante' et 'ridicule'. (REUTERS)

Donald Trump ne digère pas l'annulation de ses droits de douane réciproques par la Cour suprême, annoncée ce vendredi. Le président américain a riposté, qualifiant la décision de « profondément décevante » et « ridicule ». Voici le détail de ses propos.

Par Julien Dupont-Calbo

En travers de la gorge. Donald Trump n'a guère goûté l'annulation de ses droits de douane réciproques par la Cour suprême, annoncée ce vendredi. Le président américain a riposté dans la foulée, qualifiant la décision de « profondément décevante » et « ridicule ».

« Je peux détruire un pays, mais pas le taxer », a ironisé le président américain. « C'est extrêmement décevant ! J'ai honte de certains juges qui n'ont pas eu le courage de faire ce qu'il fallait pour notre pays… les pays qui nous ont pillé durant des années sont en extase, mais ils ne danseront pas longtemps ! Je pense que la Cour a été influencée par des intérêts étrangers et par un mouvement politique qui est plus petit que ce que les gens pensent - mais odieux, ignorant et bruyant ! »

Ces « intérêts étrangers », Donald Trump affirme qu'ils détiennent une « énorme influence sur la Cour suprême » : « Soit par la peur soit par le respect soit pas des amitiés, je ne sais pas, mais ce que je sais c'est qu'ils sont dans le camp d'en face, et que je ne les aime pas. Je pense que ce sont de véritables ordures. »

Tirant à boulets rouges sur le garant des libertés aux Etats-Unis, l'hôte de la Maison-Blanche a jugé « fou » que la Cour suprême prenne des « mois et des mois » pour prendre sa décision, avant de la rendre sans préciser comment les taxes prélevées désormais indûment doivent être remboursées. « Nous avons pris des centaines de milliards de dollars… », dit-il.

Le président, âgé de 79 ans, a estimé qu'il s'était comporté comme « un bon garçon » en usant avec « efficacité » de la menace des droits de douane « pour rendre sa grandeur à notre pays ». « En réalité, j'ai été très modeste dans mes demandes aux autres pays et entreprises », s'est-il complaint. « Je voulais me comporter de manière irréprochable, car je ne voulais rien faire qui puisse influencer la décision du tribunal », a-t-il insisté, après avoir renoncé à imposer des taxes douanières punitives contre l'Europe pour tenter d'annexer le Groenland, au risque de faire éclater l'Otan.

Droits de douane mondiaux de 10 %

Martelant que le coup de tonnerre du jour ne changera pas la donne - « tous les accords » restent valides, même celui avec l'Inde -, Donald Trump a annoncé qu'il allait imposer un nouveau droit de douane mondial de 10 %. « Aujourd'hui, je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10 % en vertu de la section 122 [du Trade Act], en plus de nos droits de douane habituels déjà appliqués », a-t-il déclaré. Cette surtaxe s'appliquera pendant une période d'environ cinq mois, a-t-il précisé.

« Nous avons des alternatives, de grandes alternatives », a-t-il ensuite lancé devant les journalistes. « Il pourrait y avoir plus d'argent. Nous prendrons plus d'argent et nous serons encore plus forts. »

L'article 122 autorise le président des Etats-Unis à imposer à des pays jusqu'à 15 % de droits de douane, pour une période limitée à 150 jours, lorsque la balance des paiements américaine affiche des déficits « importants et sérieux ».

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