Il s’est déroulé moins de cinq heures entre l’ordre lancé par Donald Trump et la fin de l’opération « Absolute Resolve » menée par les Etats-Unis, dans la nuit du 2 au 3 janvier, pour enlever le président vénézuélien Nicolas Maduro, avec pour objectif de le traduire devant la justice américaine sur la base d’accusations de « narcoterrorisme ».
Samedi, lors d’une conférence de presse animée par le président des Etats-Unis en Floride, le chef d’état-major de l’armée américaine, Dan Caine, a décrit en détail le déroulé de cette intervention, dont les conséquences humaines et matérielles au Venezuela étaient encore largement inconnues en fin de journée. En voici les principales étapes :
- Le général a commencé par insister sur le fait que des « mois de travail » des services de renseignement américains avaient été nécessaires pour « comprendre comment [le président vénézuélien] se déplaçait, où il vivait, où il voyageait, ce qu’il mangeait, ce qu’il portait, quels étaient ses animaux de compagnie ».
- Ce travail s’est terminé au début du mois de décembre. Ensuite, le choix de la date du 3 janvier a été notamment dicté par les conditions météo – d’autres opérations militaires ces dernières semaines, notamment en Syrie, peuvent aussi expliquer ce calendrier. Vendredi soir, « le temps s’est suffisamment amélioré pour permettre aux aviateurs les plus habiles au monde de manœuvrer à travers les montagnes, l’océan et les nuages bas », a dit Dan Caine.
- Donald Trump a donné l’ordre d’exécution de la mission à 22 h 46, heure de Washington. « Des avions ont commencé à décoller de vingt bases différentes sur terre et en mer à travers l’hémisphère occidental », a décrit le général, ce dernier précisant que plus de 150 avions, bombardiers, chasseurs, appareils de renseignement, drones de reconnaissance, de surveillance et des hélicoptères ont été impliqués.
- Ces appareils se sont approchés à basse altitude – à moins de 50 mètres de l’eau – des côtes vénézuéliennes. A l’approche du littoral, l’armée américaine a commencé « à démanteler et à désactiver les systèmes de défense aérienne du Venezuela, en utilisant des armes pour assurer le passage en toute sécurité des hélicoptères ».
- L’armée américaine a ensuite commencé à « démanteler et désactivé » les systèmes de défense aérienne du pays – il s’agit des premières frappes sur le Venezuela. « Lorsque la force a franchi le dernier point élevé où elle s’était cachée dans le brouillard, nous avons estimé que nous avions conservé totalement l’effet de surprise. Les hélicoptères se sont alors dirigés vers leur objectif à basse altitude », a dit le général.
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