En 2021, le territoire autonome danois a décidé d’interdire la production d’hydrocarbures. L’entreprise américaine Greenland Energy espère prendre le contrôle des trois licences d’exploration et d’exploitation encore actives.
Alors même que le nouvel accord de défense, signé entre les Etats-Unis et le Danemark le 22 septembre, est en cours d’examen au Parlement groenlandais à Nuuk, le président américain fait toujours de l’exploitation du territoire autonome danois l’une de ses priorités. Dans un message publié sur sa plateforme Truth social, mercredi 14 octobre, Donald Trump annonce « une exploration pétrolière, gazière et minière massive (…) dans notre nouveau et magnifique Groenland ».
Si le locataire de la Maison Blanche ne donne pas de détail, il se montre optimiste. Selon lui, « des experts affirment que la quantité de pétrole facilement accessible y est bien supérieure à celle de n’importe quel autre territoire ». Cette assurance a de quoi surprendre : aucune entreprise n’a pour le moment réussi à démontrer la rentabilité d’un tel projet. Par ailleurs, le gouvernement à Nuuk vient de reporter à 2027 les forages de la société White Flame Energy, filiale de l’entreprise britannique 80 Mile PLC, seule à détenir des licences d’exploration et d’exploitation pétrolières sur l’île.
Cette annonce intervient au terme d’un bras de fer qui a opposé l’entreprise américaine Greenland Energy, aujourd’hui justement en train de racheter 80 Mile PLC, au gouvernement groenlandais, cet été. Tout a commencé le 10 juin, quand l’homme d’affaires texan Robert Price s’est rendu dans le petit village d’Ittoqqortoormiit, sur la péninsule de Nunap Qeqqa (la « Terre de Jameson »), à l’est de l’île, pour y rencontrer ses 328 habitants.
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