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Au Kenya, l'acteur-clé présumé d'un réseau de traite d'êtres humains pour l'armée russe arrêté

Source: France 24::
Festus Omwamba assis dans le box des accusés au tribunal Kahawa Law Courts à Kiambu, le 26 février 2026. © Brian Inganga, AP
Festus Omwamba assis dans le box des accusés au tribunal Kahawa Law Courts à Kiambu, le 26 février 2026. © Brian Inganga, AP

Dans le viseur de la police "pour son implication dans la traite d'êtres humains", Festus Omwamba a été arrêté, a annoncé la police kényane dans la nuit de mercredi à jeudi. Une enquête a décrit cet homme de 33 ans comme "le cerveau" de l'opération qui aurait envoyé plus de 1 000 Kényans rejoindre les rangs de l'armée russe.

La révélation de telles pratiques avait suscité l’indignation au Kenya. Un "acteur-clé" présumé d'un réseau qui aurait envoyé plus de 1 000 Kényans en Russie, où nombre d'entre eux ont été enrôlés de force dans l'armée, a été arrêté, a annoncé dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 février la police kényane.

Festus Omwamba, 33 ans, "un homme qui était dans le viseur de la police pour son implication dans la traite d'êtres humains", a été interpellé par des agents de Moyale, ville-frontière de l'Éthiopie, selon un communiqué de la Direction des enquêtes criminelles (DCI) kényane.

Ce fondateur d'une agence de recrutement, Global Face Human Resources, par laquelle nombre des victimes sont passées, "est un acteur clé présumé d'un vaste réseau de traite d'êtres humains", a ajouté la DCI sur X. Il est actuellement "en garde à vue et fait l'objet de procédures en vue de sa prochaine comparution devant la justice", a poursuivi la police kényane.

Plus de 1 000 Kényans ont été enrôlés de force au sein de l'armée russe, a affirmé la semaine dernière le député kényan Kimani Ichung'wah, disant se baser sur un rapport conjoint des services de renseignements et de la DCI.

Kimani Ichung'wah avait expliqué qu'une enquête avait décrit Festus Omwamba comme "le cerveau de l'opération basé au Kenya (...) associé à d'autres agents à Moscou".

Très courte formation militaire

Plusieurs médias, dont l'AFP, ont montré récemment comment ces hommes, souvent sans aucun passé militaire, se sont vu promettre depuis le Kenya des emplois civils bien rémunérés en Russie pour se retrouver, une fois sur place, forcés de signer un contrat avec l'armée russe. Envoyés sur le front en Ukraine, souvent après une très courte formation militaire, nombre d'entre eux ont péri.

L'AFP a pu parler à quatre Kényans qui ont réussi à rentrer chez eux après avoir connu la guerre et la mort dans les rangs russes. Trois d'entre eux ont été blessés. L'un d'entre eux s'est rendu en Russie en croyant devenir vendeur, deux autres en espérant être agents de sécurité, et le quatrième sportif de haut niveau.

Les quatre hommes avaient été recrutés via l'agence Global Face Human Resources et avaient dénoncé le rôle de Festus Omwamba dans cette affaire, mais aussi celui d'un de ses salariés, Edward Gituku, actuellement poursuivi pour trafic d'êtres humains mais remis en liberté sous caution.

Le gouvernement russe "n'a jamais été impliqué dans le 'recrutement' illégal de citoyens kényans dans les forces armées de la Fédération de Russie", avait réagi le 19 février l'ambassade russe au Kenya.

Avec AFP

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