Moyen Orient
En période électorale, le gouvernement ne veut pas pénaliser les automobilistes. Washington va réassurer les tankers dans le détroit d'Ormuz jusqu'à 20 milliards de dollars. Les stocks de la réserve stratégique nationale de pétrole sont très bas.
La guerre en Iran paralyse depuis plus d'une semaine les activités au Moyen-Orient, une région très dynamique pour le secteur en 2025. Les Emirats concentrent environ 60 % de la consommation régionale, avec pour place forte Dubaï. Le coup de frein risque d'impacter le marché durablement.
De Londres à Rome et au-delà, les dirigeants font face à des obstacles diplomatiques et à des critiques dans leur pays alors qu'ils participent à un conflit qu'ils n'ont pas souhaité.
Resté silencieux depuis le début des frappes sur l'Iran, le gouvernement de Narendra Modi nage entre deux eaux. S'il ne soutient pas ouvertement les États-Unis et Israël, dont il s'est rapproché, il n'a pas non plus lâché son partenaire iranien. Une position qui met à rude épreuve la neutralité traditionnelle de l'Inde au Moyen-Orient.
Alliée de longue date de Téhéran, Moscou a critiqué les attaques menées par les États-Unis et Israël, mais ne donne pas l’impression de vouloir s’impliquer davantage dans le conflit.
DÉCRYPTAGE - Face aux missiles iraniens, les autorités de l’émirat, qui a accueilli un nombre record de 19,6 millions de visiteurs internationaux en 2025, assurent que la situation est stable.
La République islamique iranienne, cible d’une double offensive israélo-américaine, semble concentrer ses représailles dans les pays du Golfe sur les Émirats arabes unis, visés quotidiennement depuis samedi par des missiles et des drones iraniens. Décryptage avec Karim Sader.
La Chine a « condamné fermement » la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, l'un des principaux relais de Pékin au Moyen-Orient. La crise menace les approvisionnements chinois en pétrole, mais la Chine pourrait s'en servir pour obtenir des gains diplomatiques.
Alors que le fameux Conseil de la paix de Donald Trump se réunit pour la toute première fois jeudi, France 24 s’est entretenu avec l’historienne et spécialiste de l’ONU Alanna O’Malley. Elle juge que cette instance cherche à institutionnaliser davantage la puissance américaine à l’échelle mondiale sous la houlette de Donald Trump. Elle y voit un outil.
Le scepticisme quant à sa composition et à son mandat a dissuadé certains pays habituellement proches de Washington d'y participer.
Le président des États-Unis veut créer un «Conseil de paix» totalement à sa main et en concurrence avec l’ONU pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, selon une «charte» envoyée aux pays «invités» par lui à le rejoindre.
La deuxième phase de l’accord de trêve, qui doit débuter dès la restitution du dernier corps d’otage à l’Etat hébreu, prévoit le désarmement du mouvement islamiste palestinien.